Bruxelles, 13/02/2002 (Agence Europe) - Le Conseil "Education et Jeunesse" du 14 février se concentrera sur la préparation du Sommet de Barcelone. En particulier, les ministres devraient adopter un programme de travail sur la mise en oeuvre des objectifs des systèmes d'éducation et de formation, discuter l'espace européen d'éducation et de la formation tout au long de la vie et entendre un rapport de synthèse de la Commissaire Viviane Reding. La matinée sera consacrée aux points Education et l'après-midi aux points Jeunesse. Les travaux se dérouleront comme suit:
I. Education: réuni sous la présidence de Pilar Del Castillo Vera, le Conseil:
devrait adopter un rapport conjoint (Commission/Conseil) destiné au Sommet et proposant un programme de travail détaillé du suivi des objectifs des systèmes d'éducation et de formation. Ce rapport souligne le rôle que l'éducation et la formation sont appelées à jouer dans l'amélioration du niveau des qualifications des citoyens européens (le Conseil Education avait examiné un rapport intérimaire dont la version finale est à présent sur la table des ministres (voir EUROPE du 30 novembre, p.8);
aura un débat d'orientation sur la communication de la Commission "Réaliser un espace européen de l'éducation et de la formation tout au long de la vie" (voir EUROPE du 22 novembre, p.14). Ce sujet sera également abordé par les ministres de la Jeunesse.
Pour orienter le débat, la Présidence a formulé des questions à l'attention des ministres de l'Education, à savoir: 1) estimez-vous que les propositions présentées dans cette communication sont utiles pour l'élaboration de stratégies cohérentes et globales d'éducation et de formation tout au long de la vie ? Que peut faire le Conseil afin que cette stratégie et la mise en oeuvre du programme de travail sur les objectifs des systèmes d'éducation convergent de manière efficace ? 2) parmi les six groupes d'action proposés (développement des partenariats, analyse détaillée des besoins, accroissement de l'investissement public et privé dans l'apprentissage, accès aux offres d'apprentissage, valorisation de l'apprentissage et mise en place d'un contrôle de qualité) lesquels devraient être prioritaires ? 3) quels sont les obstacles à la reconnaissance de l'éducation formelle, non formelle et informelle en Europe? Un processus de coopération fondé sur la transparence et la confiance mutuelle peut-il contribuer à leur élimination ?
Quant aux ministres de la Jeunesse, ils évoqueront la contribution du programme Jeunesse à l'apprentissage non formel des jeunes (renforcement de la confiance en soi, volonté de participer plus activement à la vie sociale, etc.) et aussi les projets favorisant l'acquisition de nouvelles compétences et aptitudes liées notamment au sentiment d'appartenance à l'Europe. La Présidence leur a donc posé deux questions de fond relatives à l'apprentissage non formel: pour les jeunes, quels sont les aspects clés à prendre en considération dans le cadre de l'éducation et de la formation tout au long de la vie ? Quelle contribution peut donner une telle éducation et formation (par exemple, expériences sur le plan national et coopération avec d'autres organisations internationales) ?
entendra Viviane Reding leur présenter: a) le rapport de synthèse de la Commission "La stratégie de Lisbonne - Réussir le changement" (voir EUROPE Documents n° 2267/68 du 23 janvier 2002). Un débat formel n'est pas prévu, mais les ministres échangeront leurs points de vue sur ce document au cours du déjeuner; b) la proposition d'étendre le programme de coopération universitaire TEMPUS aux pays tiers du bassin méditerranéen (voir EUROPE du 6 février, p.11). La décision sur cette proposition devrait être prise par le Conseil le 30 mai; c) le plan d'action sur les compétences de base et de mobilité (voir EUROPE d'hier, p.17).
II. Jeunesse: les ministres, réunis sous la présidence de Juan Carlos Aparicio, devraient adopter des conclusions sur le Livre blanc "Jeunesse" (voir EUROPE du 22 novembre), saluant notamment "l'adaptation au domaine de la jeunesse de la méthode ouverte de coordination, dont la mise en oeuvre reste à définir, dans le plein respect de la compétence des Etats membres et conformément au principe de subsidiarité". Ce point suscite cependant une réserve de la Finlande, qui veut que la méthode ouverte de coordination dans le cadre de la politique de la jeunesse soit clairement définie pour éviter des procédures lourdes (rapports annuels, recours généralisé aux statistiques et indicateurs), l'objectif étant au contraire d'avoir un mécanisme souple facilitant l'échange d'informations et de bonne pratiques.