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Bulletin Quotidien Europe N° 8149
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/pe/convention

M.Giscard d'Estaing à Bruxelles jeudi et à La Haye vendredi - M. Baron s'inquiète des représentants des parlements nationaux au présidium

Bruxelles, 12/02/2002 (Agence Europe) - Le Président de la Convention sur l'avenir de l'Europe, Valéry Giscard d'Estaing, sera le 14 février à Bruxelles, où il participera dans la matinée à une réunion de travail avec les vice-présidents, Giuliano Amato et Jean-Luc Dehaene, en présence du Secrétaire général de la Convention Sir John Kerr. Un entretien avec les représentants du Parlement européen Iñigo Mendez de Vigo et Klaus Hänsch est prévu dans l'après-midi. Le 15 février, M.Valéry Giscard d'Estaing sera à La Haye à l'invitation du Premier ministre Wim Kok, avec qui il évoquera lors d'un déjeuner "le rôle des Pays-Bas dans la Convention", indique un communiqué.

Par ailleurs, le Président du groupe socialiste du PE, Enrique Baron, a estimé mardi devant la presse que "la question la plus urgente", en vue de l'ouverture de la Convention le 28 février, est l'élection des deux représentants des parlements nationaux au présidium (rappelons que Guy Verhofstadt, lors de sa conférence de presse au Sommet de Laeken, s'était un peu avancé, en anticipant qu'un de ces deux représentants serait le travailliste britannique David Miliband, membre du "Groupe de Laeken": voir notre Edition spéciale du 16 décembre 2001). M.Baron a dit avoir exprimé ce souci le 11 février lors de la réunion du groupe socialiste avec des présidents de groupes socialistes et sociaux-démocrates des parlements nationaux de l'UE et de pays candidats, et que ces derniers s'étaient montrés eux aussi "préoccupés". J'ai proposé que José Borrell, représentant socialiste du Parlement espagnol à la Convention (et Président de la Commission mixte Congrès-Sénat) prenne l'initiative afin qu'on tienne une réunion permettant d'élire les deux délégués des parlements des Etats membres au présidium, a indiqué M.Baron. Les socialistes auraient droit à un de ces deux postes, a-t-il estimé, en indiquant qu'il avait conseillé à ses "camarades des parlements nationaux de mener cette bataille".

Nous aurons des contacts réguliers tout le long de la Convention avec les collègues de "notre famille politique", a confirmé M.Baron, en notant que Valéry Giscard d'Estaing était "d'accord". Nous devons parvenir à "la ligne la plus commune possible", a ajouté le socialiste espagnol, tout en notant que, sur plusieurs questions touchant à l'avenir de l'Union, "nous partageons des points de vue aussi avec le PPE et d'autres groupes politiques". Quant à la distribution physique des sièges au sein la Convention, M.Baron a remarqué: "nous aurions préféré nous asseoir ensemble par groupes politiques, mais nous acceptons le compromis de M.Giscard d'Estaing, prévoyant un ordre alphabétique" (plutôt que par "composante" de la Convention: voir les propos de Klaus Hänsch à ce sujet dans EUROPE du 7 février, p.5). Avec Valéry Giscard d'Estaing, mercredi dernier à Strasbourg, nous avons aussi évoqué la possibilité de créer des groupes de travail présidés par les membres du présidium, a indiqué aussi M.Baron. Et il a précisé, en ce qui concerne la méthode de travail de la convention, que "nous serions plus favorables à discuter sur des textes, alors que M.Giscard d'Estaing tient à sa méthode en trois phases: écouter, analyser, proposer - une méthode très française ". Par ailleurs, il a estimé que, "sans un règlement du type de celui du Parlement européen" (qui est très strict sur le temps de parole: NdlR), la Convention risque de devenir une "espèce d'assemblée ouverte qu'on ne peut pas gérer" (rappelons que, à ce stade, M.Giscard d'Estaing envisagerait l'adoption d'un règlement justement pour organiser le temps de parole: voir EUROPE du 6 février, p.4).

Quant aux représentants du groupe socialiste au sein de la Convention, M.Baron a rappelé qu'il avait été "critiqué" pour ce choix: mais, a-t-il dit, "je crois que je suis le seul à avoir respecté l'équilibre entre les sexes". Et il a commenté: "il y avait deux, trois fois plus de camarades qui voulaient participer que de places. C'est un signe d'intérêt pour la Convention...".

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