Bruxelles, 04/02/2002 (Agence Europe) - La décision du Président du Parlement européen Patrick Cox de ne pas contester devant la Cour de Justice la base juridique du règlement sur le statut de la société européenne (voir EUROPE du 2 février, p.8) a été largement saluée. Ainsi, la Présidence espagnole se félicite, dans une déclaration, de ce que cette décision constitue "une contribution positive dans le contexte du processus de Lisbonne et dans la préparation du Sommet de Barcelone". Le Président de la Commission européenne Romano Prodi a, au cours d'un entretien téléphonique avec Patrick Cox, fait l'éloge de « cette décision politique éclairée qui met un terme à un débat de 30 ans sur ce sujet très important ». A présent, "nous pouvons être certains que ce statut sera complètement mis en application dans les Etats membres », estime M. Prodi, tout en assurant que « la Commission continuera à appuyer le PE dans la défense de ses prérogatives en tant qu'institutions représentant les citoyens d'Europe ».
Cette décision "pragmatique" a été saluée par le Secrétaire général du patronat européen (UNICE) Philippe de Buck (et non Philippe De Bulck comme écrit erronément dans EUROPE du 2 février, p.16). Pour le patronat, "ce statut de la SE, bien qu'encore imparfait, ne doit plus tarder à être mis en vigueur", a souligné M. de Buck en constatant que "si le PE avait décidé de contester la décision du Conseil de l'an dernier sur ce point, nous aurions certainement dû attendre encore de nombreuses années avant que le monde des affaires n'ait pu l'utiliser". Le Secrétaire confédéral de la Confédération européenne des syndicats (CES) Willy Buschak a également estimé, "tout en comprenant les requêtes parlementaires", qu'il s'agissait "d'une décision sage", en expliquant que « si on avait rediscuté de la base légale de ce dossier très important, il y aurait eu risque d'une remise en cause de l'implication des travailleurs dans ce statut ». "Maintenant, ce ne sera pas le cas", constate-t-il.