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Bulletin Quotidien Europe N° 8143
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Les ministres de l'Industrie et de la Recherche veulent consacrer 3% du PIB à la recherche

Girona, 04/02/2002 (Agence Europe) - Lors de leur réunion informelle de vendredi et samedi à Girona (Espagne), les ministres de l'Industrie et de la Recherche de l'Union se sont fixé pour objectif de consacrer 3% du PIB communautaire à la recherche d'ici 2010, comme le préconisait le Commissaire Philippe Busquin (voir EUROPE du 2 février, p.8). Cet effort important, si l'on songe que la part cumulée des investissements privés et publics ne correspond qu'à 1,9% du PIB à l'heure actuelle, devrait permettre à l'Union européenne de rattraper son retard face aux Etats-Unis et au Japon. Lors d'une conférence de presse, la ministre espagnole de la Science et de la Technologie, Anna Maria Birulés, a estimé qu'il s'agit d'abord d'encourager l'investissement privé dans la recherche, notamment par le biais d'incitants fiscaux. La veille, le Commissaire Busquin avait lui aussi souligné que le fossé qui sépare l'UE de ses concurrents américain et japonais est dû à 87% au déficit d'investissement du secteur privé européen dans la recherche. Mme Birulés a aussi insisté sur l'importance de la création d'un marché unique des valeurs mobilères pour promouvoir l'investissement dans la recherche sur de nouvelles technologies et elle a plaidé pour l'adoption rapide du brevet communautaire.

Outre cet objectif de 3% du PIB et les nombreuses mesures qui peuvent encourager l'investissement privé, les conclusions de la Présidence espagnole soulignent la nécessité de revoir l'encadrement des aides d'Etat à la recherche en vue de garantir une meilleure efficacité. Ce séminaire ministériel informel a aussi apporté son soutien à la stratégie développée par la Commission en vue de: - promouvoir la mobilité des chercheurs ; - soutenir la formation du capital-risque nécessaire à la création d'entreprises innovantes et en particulier des petites et moyennes entreprises. Les ministres ont apporté leur soutien à la stratégie proposée par la Commission européenne dans le secteur des biotechnologies. Durant leur réunion informelle, les ministres de la Recherche ont consacré l'essentiel de leur travaux à l'ouverture mutuelle des programmes nationaux de recherche mais ils n'ont pas retenu la suggestion du Commissaire Busquin de se fixer un objectif global. Ils se sont prononcés pour une ouverture progressive et ils ont estimé que celle-ci devrait se fonder sur une approche « bottom-up », sur l'esprit de la méthode ouverte de coordination, une géométrie variable et les principes de volontariat et de réciprocité. Les ministres ont insisté sur le développement des échanges d'informations et de la mise en réseau des gestionnaires des programmes nationaux, ainsi que la poursuite du développement d'un instrument d'information sur les programmes nationaux. Cordis a été cité dans ce contexte. Les ministres ont aussi souligné les contributions par d'autres initiatives multilatérales comme Eureka et Eurores ainsi que le rôle de la CREST. Les ministres de l'Industrie ont, pour leur part, évoqué les initiatives visant à renforcer la compétitivité industrielle de l'Europe. Ils ont reconnu la nécessité de donner une nouvelle impulsion aux activités de coopération industrielle dans le cadre du partenariat euroméditerranéen. Ils ont souhaité que des progrès soient accomplis dans la mise en place du cadre administratif et réglementaire, en particulier en ce qui concerne les normes techniques, ainsi qu'en matière de coopération entre les entreprises et les centres de recherche de l'UE et des pays tiers méditerranéens. Dans ce contexte, la conférence ministérielle euroméditerranéenne, qui doit avoir lieu le 10 avril prochain à Malaga, constituera une étape essentielle sur la voie de la zone de libre-échange euroméditerranéenne qui doit voir le jour à l'horizon 2010.

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