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Bulletin Quotidien Europe N° 8143
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ecofin

Les experts du Comité économique et financier sont divisés sur l'avis que devra rendre le Conseil au sujet du dérapage du déficit allemand

Bruxelles, 04/02/2002 (Agence Europe) - Lors d'une réunion préparatoire au prochain Conseil Ecofin (mardi 12 février), les experts du Comité économique et financier se sont montrés divisés, vendredi, sur le traitement à réserver à l'Allemagne dont le déficit public s'approche dangereusement du seuil fatidique des 3% du PIB. Selon un fonctionnaire d'un Etat membre, cette réunion a montré qu'il était impossible, à ce stade, de trancher cette question éminemment politique. Autrement dit, il est impossible de savoir si, dans leur avis sur le programme de stabilité allemand, les ministres européens de l'Economie et des Finances suivront la position de la Commission européenne qui a proposé l'ouverture d'une procédure d'alerte précoce (« early warning ») en raison des risques de dérapage excessif du déficit public allemand (voir EUROPE du 31 janvier, p.6). Selon une autre source, il se pourrait que l'Allemagne soit réprimandée, mais pas exactement sous la forme proposée par la Commission: les ministres pourraient ainsi adresser un « carton orange » à Berlin, tout en se montrant confiants dans le fait que son déficit public n'atteindra pas les 3%. Il existe un « réel dilemme car tout le monde reconnaît que le déficit excessif de l'Allemagne ne résulte pas des politiques budgétaires de 2001 (…) et que Hans Eichel dispose d'une forte crédibilité sur son programme, malgré la chute des perspectives de croissance ».

Par ailleurs, le chancelier Schröder, dans son intervention au Forum de Davos (qui s'est tenu cette année à New York), a affirmé que le blâme de la Commission européenne à l'égard de l'Allemagne n'était pas justifié, et ensuite, dans une interview au Herald Tribune, il a renchéri en disant qu'il ne comprenait pas les raisons d'une telle position de la Commission. Notre déficit n'a pas encore dépassé le plafond de 3% prévu par le Pacte de stabilité et de croissance, a souligné le chancelier allemand, en estimant qu'il devait y avoir « d'autres raisons que des raisons économiques » pour une telle décision. A Berlin, des sources du gouvernement n'ont pas voulu préciser de quelles raisons il pouvait s'agir.

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