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Bulletin Quotidien Europe N° 8143
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

Josep Piqué réaffirme la « position spécifique » de l'UE pour l'Iran et la Corée du Nord

Madrid, 04/02/2002 (Agence Europe) - Le ministre espagnol des Affaires étrangères et Président du Conseil de l'UE, Josep Piqué, a réaffirmé l'autonomie de la politique étrangère européenne à l'égard de pays comme l'Iran ou la Corée du Nord, après les déclarations du Président Bush sur ces deux pays et sur l'Irak et la Corée du Nord. S'exprimant jeudi soir à Madrid devant un groupe de journalistes, M. Piqué a fait une distinction entre la lutte internationale contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre et les positions américaines. D'une part, « l'UE a soutenu les décisions des Nations Unies et l'opération des Etats-Unis en Afghanistan et continuera à travailler au sein de la coalition internationale », a-t-il déclaré. D'autre part, « l'Union européenne a pris en septembre dernier des décisions sur ses relations avec les pays tiers dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », a-t-il rappelé en citant le cas des contacts avec le Pakistan et l'Inde, les nouvelles formes de coopération avec les pays d'Asie centrale, et les négociations en cours avec l'Iran pour un partenariat stratégique. L'UE a aussi relancé ses relations diplomatiques avec la Corée du nord. « Si l'on combine ces éléments, l'on arrive à la position spécifique de l'Union européenne », a conclu le ministre.

Peu avant, le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, s'était montré beaucoup plus circonspect sur ce sujet que le chef de sa diplomatie. La lutte contre le terrorisme demande une réponse commune de tout le monde, « nous devons être conscients qu'elle ne peut pas se fonder sur une différenciation des opinions avec les Etats-Unis, mais sur le développement d'une position commune », a-t-il fait valoir. Il a ajouté que, pour sa part, il n'avait pas décelé dans l'intervention du Président Bush « des objectifs d'action spécifique dans la lutte contre le terrorisme, mais la définition d'une politique identifiant des Etats qui pourraient susciter des préoccupations ».

Aussi bien M. Aznar que M. Piqué ont en revanche affiché clairement une très grande prudence à propos de la situation des prisonniers talibans sur la base de Guantanamo à Cuba. Quel que soit l'argument juridique sur lequel s'appuie la distinction entre prisonniers de guerre soumis à la Convention de Genève ou terroristes et combattants irréguliers, « les prisonniers ont les droits de tout individu d'être traités selon les critères des droits de l'homme et de la démocratie, et je suis sûr que les Etats-Unis les respectent », a assuré Josep Piqué. Il a souhaité par ailleurs que les gouvernements européens qui ont des ressortissants parmi les prisonniers de Guantanamo se concertent, mais hors du cadre européen.

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