Luxembourg, 04/02/2002 (Agence Europe) - Au cours de l'audience solennelle organisée pour l'arrivée du nouveau juge finlandais Allan Rosas, son prédécesseur Leif Sevón a, dans son allocution de départ, émis des impressions personnelles sur le fonctionnement de la Cour, qu'il a comparé à un énorme bateau naviguant dans des eaux inconnues. Le fait de savoir où va la Cour encouragera des initiatives constructives du personnel et diminuera les problèmes générés par les bruits de couloir constants qui, bien qu'erronés la plupart du temps, semblent se propager dans tout le bâtiment, a-t-il déclaré.
Le capitaine d'un bateau doit utiliser toutes ses ressources, y compris technologiques, pour identifier les dangers à venir, a dit M. Sevón, en ajoutant: personne ne songerait à cacher une information pour pouvoir dire ensuite "je savais que cela n'allait pas marcher". Selon lui, le naufrage de la Cour ne serait que psychologique, mais les dommages causés à la Cour et à l'image de la Communauté pourraient être "désastreux". Certains considèrent la connaissance des problèmes et des décisions à prendre comme étant une source de pouvoir à garder pour soi de façon à conserver ce pouvoir, d'autres comme une connaissance à partager de manière à utiliser les connaissances collectives de l'institution, a-t-il remarqué.
Pour certains, ces critiques sont une exhortation nordique à réformer l'administration; pour d'autres, elles seraient le signe d'un malaise plus profond au sein de l'institution à la veille d'intégrer juges et personnel des futurs nouveaux Etats membres.