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Bulletin Quotidien Europe N° 8092
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

La Troïka européenne entame samedi une visite en Egypte, Israël, Syrie, Jordanie, au Liban et dans les territoires palestiniens

Bruxelles, 15/11/2001 (Agence Europe) - La Troïka européenne entame samedi une tournée de trois jours au Proche-Orient, qui la conduira en Egypte, en Israël, en Syrie, en Jordanie, au Liban et dans les territoires palestiniens. Elle sera composée du Premier ministre belge Guy Verhofstadt, du ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, du président de la Commission, Romano Prodi, et du Haut représentant pour la PESC, Javier Solana. Le représentant de l'UE dans la région, Miguel Angel Moratinos, sera aussi présent.

La Troïka rencontrera samedi le président égyptien Hosni Moubarak, puis le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Dimanche, elle rencontrera le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, le président israélien Moshe Kastav, ainsi que le président de la Knesset, Avraham Burg. Lundi, la Troïka (moins le Haut représentant Javier Solana et le ministre Louis Michel, qui rentreront à Bruxelles pour le Conseil Affaires générales) devrait s'entretenir avec le roi Abdallah de Jordanie, le président syrien Hafez Al-Assad, puis avec le Premier ministre libanais, Rafic Hariri et le président libanais Emile Lahoud.

Dans la ligne des conclusions du Sommet de Gand, qui plaidaient pour "une relance du processus de paix au Proche-Orient sans pré-condition", la Troïka tentera d'identifier les moyens que l'Union européenne pourrait utiliser pour contribuer à la reprise du processus. Les présidents américain et russe avaient annoncé mardi dans un communiqué qu'ils intensifiaient leurs efforts pour ramener la paix au Proche-Orient, en "conjonction avec d'autres acteurs clefs". "Il faut être réaliste, les signes ne sont pas positifs pour le moment. Les attaques de civils et l'occupation des territoires palestiniens se poursuivent", reconnaît toutefois un diplomate européen. "La visite de la Troïka est un maillon de la stratégie européenne consistant à poursuivre les contacts bilatéraux et internationaux pour assurer que malgré la situation d'extrême violence qui règne actuellement, les canaux de communication se maintiennent", précise une autre source européenne.

Il n'y a pas de "nouvelle stratégie" mais l'UE insistera de nouveau pour l'application immédiate des recommandations des rapports de l'ancien sénateur américain, George Mitchell, sur les mesures de confiance, et du directeur de la CIA, George Tenet, sur les questions de sécurité, afin de consolider un cessez-le-feu et reprendre les négociations. "Il est clair qu'il n'est pas possible d'attendre la fin complète des violences pour mettre en place le plan Mitchell. La période de 7 jours sans violence (posée par Israël comme condition pour mettre en œuvre le plan) n'est pas une bonne idée", commente un diplomate européen.

Les Européens confirmeront la disponibilité de l'UE pour soutenir des "micro-mesures" économiques afin de revitaliser l'économie des territoires palestiniens, mais "nous rappellerons aussi que l'UE peut difficilement le faire si Israël ne laisse pas à la population palestinienne la possibilité de pratiquer une activité économique normale", indique une source européenne. Or "nous sommes convaincus que la catastrophe socio-économique dans les territoires palestiniens alimente la violence", précise la même source. La Commission a apporté un financement de 210 millions d'euros à l'autorité palestinienne en 2001, rappelle un de ses porte-parole. La question économique devrait être abordée en outre mardi prochain, lors de la réunion du Conseil d'association entre l'UE et Israël.

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