login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8081
Sommaire Publication complète Par article 30 / 44
INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/developpement

Le Parlement demande d'urgence une réforme de la politique en matière d'aide au développement

Strasbourg, 29/10/2001 (Agence Europe) - En suivant son rapporteur, la verte allemande Heide Rühle, le Parlement européen a donné la décharge à la Commission sur les sixième, septième et huitième Fonds européens de développement (FED) pour le budget 1999, tout en estimant que la coopération au développement requiert d'urgence une réforme comportant les éléments suivants: - une nouvelle définition des politiques et des priorités de l'aide au développement, pour tenir compte des objectifs d'éradication de la pauvreté fixés lors des Sommets internationaux ; - une meilleure articulation entre les services de la Commission et entre les politiques communautaires impliquant une action extérieure ; - une application plus stricte de l'article 177 du traité d'Amsterdam sur la complémentarité des politiques de développement des Etats membres, et de la Commission; - une adéquation des effectifs humains et des ressources financières à la disposition de la Commission pour atteindre les objectifs de la politique de développement ; - une réorganisation de la gestion de l'aide tant sur le terrain qu'à Bruxelles pour simplifier les procédures, intégrer le cycle de la coopération, mettre en place une structure équilibrée entre les services des relations extérieures de la Commission (avec un responsable politique unique en matière de développement), et parvenir à une transparence accrue en matière de gestion. Le PE demande à nouveau la budgétisation du FED qui échappe toujours à tout contrôle parlementaire.

Le PE constate avec inquiétude que la part des ACP aux contrats financés en vertu des fonds de développement ne représente même pas 25% et que la part du lion de ces contrats est attribuée à des firmes privées et à des organisations des Etats membres de l'UE, en général, et de France et d'Italie, en particulier. Il demande à la Commission d'expliquer pourquoi la Côte-d'Ivoire, petit pays par rapport à d'autres, a reçu pendant des années le plus de crédits des Fonds de développement. Par ailleurs, il apporte son appui aux sept recommandations de la Cour des Comptes (rapport n°5/2001 publié au JO C 257 du 14 septembre 2001) à propos de la réorientation du contrôle et de la coordination des aides avec les autres donateurs et rappelle que la Cour a identifié, à la fin de 1999, un montant de près de 10 milliards d'euros de crédits disponibles mais non utilisés, dont la plus grosse partie a été promise à certains pays ou régions, sans fixer aucune échéance.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE