Liège, 21/09/2001 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances se réunissaient vendredi en fin d'après-midi à Liège au sein de l'Eurogroupe élargi au Royaume-Uni, à la Suède et au Danemark, pour faire un état des lieux de l'économie européenne après les attentats aux Etats-Unis, alors que les syndicats européens manifestaient dans les rues (voir plus loin).
Les perspectives économiques sont "moins favorables" après les événements du 11 septembre, a déclaré aux journalistes le président de l'Eurogroupe, Didier Reynders, avant d'ouvrir les travaux. Il a assuré que la réunion permettra de "délivrer un message des ministres des Finances au Sommet européen, aux marchés et au public en général". Plusieurs ministres souhaitaient évoquer la possiblité de faire jouer les "stabilisateurs économiques" permettant de dépasser, dans des circonstances particulières, le plafond du déficit budgétaire imposé par le traité aux membres de la zone euro. La Commission européenne a toutefois exclu récemment cette possibilité (et la BCE aussi, dans son dernier bulletin mensuel: voir EUROPE d'hier, p. 10).
Avant un plus large débat lors du Conseil Ecofin informel de samedi, la Commission devait déjà présenter une évaluation de la situation économique, avec des analyses des développements dans les secteurs spécifiques de l'énergie et des transports. Bien qu'elle ait exclu pour l'instant de revoir le régime d'aide d'Etat aux transports (voir EUROPE d'hier, p. 11), la Commission semblait être sous pression pour "faire quelque chose". Nous allons rechercher une approche européenne", a déclaré le ministre néerlandais des Finances, Gerrit Zalm, aux journalistes. Il est encore trop tôt pour dire ce que l'UE pourra faire pour les compagnies aériennes, il faut attendre de savoir ce que feront les Etats-Unis à l'égard de leurs compagnies, a toutefois précisé Didier Reynders. La situation devrait être clarifiée lors du Conseil Transports du 14 octobre, sur la base des rapports du groupe d'experts pour la sécurité aérienne et du groupe de travail avec les compagnies aériennes, rappelle-t-on à la Commission.