Bruxelles, 21/09/2001 (Agence Europe) - Le ministre d'Etat pour les affaires européennes du Land de Bavière, Reinhold Bocklet, a favorablement accueilli les récentes propositions de la Commission sur le mandat d'arrêt européen et l'harmonisation de la lutte antiterroriste (voir EUROPE du 19 septembre, p.8), mais il a mis en garde contre "la tendance bien connue" de vouloir repousser les problèmes "vers des niveaux de pouvoir pour lesquels on n'est pas responsable". Pour M.Bocklet même si l'Europe a indéniablement un rôle important à jouer dans la coordination de la lutte antiterroriste, ce sont toujours les Etats membres qui devront porter la principale responsabilité dans ce domaine. "Force est de constater que c'est, avant tout, la responsabilité des Etats membres eux-mêmes qui est en jeu. Ce sont eux qui doivent prendre les mesures nationales nécessaires pour lutter efficacement contre le terrorisme", a dit M.Bocklet jeudi à Bruxelles devant des journalistes. "L'UE, quant à elle, devra agir là où le problème ne peut pas être résolu au niveau national", a-t-il souligné. Le ministre d'Etat bavarois a cité Europol comme exemple d'une coopération européenne "indispensable". "Les services de coordination et d'information exercés par Europol sont indispensables. Malheureusement, sur le plan pratique, certains Etats membres se montrent encore beaucoup trop réticents à lui communiquer leurs informations. Or, à l'ère d'Internet, cet échange d'informations est capital", a insisté M.Bocklet.
Le ministre d'Etat s'est aussi prononcé contre une suspension (temporaire) de l'Accord Schengen afin de pouvoir mieux contrôler les mouvements migratoires. Les mesures d'accompagnement appliquées depuis l'entrée en vigueur de Schengen (renforcement des contrôles aux frontières extérieures, renforcement de la coopération policière, communautarisation du régime de visa, augmentation des contrôles mobiles, etc.) fonctionnent très bien et constituent des "instruments extrêmement efficaces" dans la lutte contre la criminalité internationale, a-t-il dit.