Bruxelles, 21/09/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne et le Comité des régions ont signé jeudi un protocole définissant en 16 points les modalités de leur coopération. Alors que le président de la Commission, Romano Prodi, assurait à cette occasion que "la voix des régions doit être entendue complètement dans les discussions sur les réformes de l'Union européenne", les groupes politiques du CdR ont demandé que le Comité obtienne un statut à part entière dans la Convention chargée de préparer la prochaine Conférence intergouvernementale sur la révision du Traité de l'UE.
Le procotole de coopération "exprime surtout le fait que la Commission a pris conscience de l'importance de la dimension régionale et locale dans la quête d'une Union européenne plus démocratique et plus proche des préoccupations des citoyens", a déclaré le président du Comité, Jos Chabert. Le protocole n'est pas une fin en soi, "j'y vois un signe que le débat sur la réforme des institutions européennes entend réellement aboutir à une plus grande démocratie au sein de ces institutions", dans la ligne du Livre blanc sur la gouvernance, a-t-il ajouté. Le président de la Commission a abondé dans ce sens, en soulignant que "ce que nous voulons aujourd'hui, c'est une Europe qui se construit par la base et non par le haut; une Europe qui tient compte des différents niveaux politiques". Romano Prodi a mis en avant le rôle des membres du Comité des régions sur le terrain, en assurant: le Comité "est plus qu'un partenaire important pour la Commission: j'ai besoin de vous".
Le procotole prévoit notamment des réunions une fois par an entre les deux institutions, pour passer en revue les projets de la Commission sur lesquels le Comité pourrait fournir une contribution substantielle, ainsi qu'entre les Présidents de la Commission et du Comité des régions, pour définir les priorités de la coopération. Le protocole engage la Commission à fournir au CdR une liste identifiant les documents de nature non-législative sur lesquels le Comité pourrait se prononcer, ainsi qu'à lui donner deux fois par an des réponses motivées sur le suivi de ses avis.