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Bulletin Quotidien Europe N° 8053
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M. Fischler se félicite des nouvelles orientations de la politique agricole aux Etats-Unis tandis que l'OMC stigmatise l'ampleur des aides publiques

Bruxelles, 21/09/2001 (Agence Europe) - Le Commissaire européen à l'agriculture Franz Fischler a réservé un accueil prudent au document publié jeudi par la Secrétaire d'Etat américaine à l'Agriculture Ann Veneman présentant des pistes de réflexion sur l'avenir de la politique agricole des Etats-Unis. M. Fischler s'est félicité des orientations faisant état d'une « apparente » volonté des Américains de passer d'un soutien interne massif à des mesures ayant moins d'effets préjudiciables sur la concurrence et privilégiant l'environnement. « Selon ce que j'ai pu lire de ces propositions, la Secrétaire d'Etat a l'intention de déplacer le débat américain loin de la politique défaillante consistant à utiliser des paiements publics pour compenser les fluctuations des prix - une politique qui revient à nier les messages du marché », a estimé M. Fischler, qui veut rester prudent: « Il faudra voir cependant comment ces idées se traduiront dans les faits ». Par ailleurs, la prise en considération des attentes de l'opinion publique au sujet du rôle de l'agriculture dans la promotion et la préservation des qualités environnementales s'inspirerait, selon lui, de nombreux aspects de la politique communautaire, comme les mesures agri-environnementales et l'intégration de l'environnement dans les pratiques agricoles.

Selon un rapport du secrétariat de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) rendu public lundi dernier, les Etats-Unis maintiennent l'un des régimes commerciaux et d'investissements les plus ouverts du monde, alors que, paradoxalement, sont imposées des barrières significatives pour l'accès à leur marché . Ce rapport dénonce surtout l'ampleur du soutien accordé outre-Atlantique au secteur agricole, qui a triplé entre 1997 et 2000. En 2000, près de 30 mrds de dollars ont ainsi été débloqués sous forme de paiements directs aux producteurs, ces aides représentant plus d'une fois et demi le revenu agricole net. À cela s'ajoutent les programmes subventionnés d'assurances récolte, qui ont été étendus. L'étude ne fait pas l'impasse sur la générosité qui entoure la production de soja: les aides accordées à ce secteur, qui atteignaient 40 millions de dollars en 1991, se sont en effet élevées en 2000 à 2,7 mrds de dollars. Le rapport relève que les importantes quantités d'aide alimentaire fournies par les E.-U., qui sont certes destinées à renforcer la sécurité alimentaire dans les pays en développement, permettent aussi de stabiliser le revenu agricole en écoulant les stocks excédentaires. Les experts rappellent que Washington maintient des interdictions d'importation pour des raisons sanitaires et phytosanitaires, notamment en réponse aux risques liés à l'ESB et à la fièvre aphteuse. Ainsi, en février 2001, les importations de viande bovine brésilienne ont été temporairement suspendues par crainte de la maladie de la vache folle, tandis que, depuis mars dernier, les équipements agricoles d'occasion provenant de pays touchés par la fièvre aphteuse sont refusés à l'entrée aux Etats-Unis.

En 2000, le taux moyen des droits à l'importation en vigueur aux Etats-Unis était de 10,6 % pour les produits agricoles. Des contingents tarifaires sont appliqués pour la viande bovine, les produits laitiers, le sucre et des produits à base de sucre, les cacahuètes et le coton. Les droits en vigueur au-delà de ces quantités, qui peuvent atteindre jusqu'à 350 %, s'apparentent à des interdictions d'importation, et certains quotas sont réservés à des pays sélectionnés, note l'OMC.

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