- Afrique: selon le rapport annuel de la CNUCED (voir IE des 20 et 21 septembre), l'investissement direct étranger en Afrique a reculé l'an dernier, revenant désormais à moins de 1% de la part, déjà faible, du continent dans l'ensemble des investissements dans le monde. Ce mouvement de retrait (9,1 mrds de dollars en 2000 contre 10,5 mrds en 1999), qui suit une augmentation de 2 mrds de dollars en 1999, marque le premier déclin sérieux depuis le milieu des années 90. Il résulte, pour l'essentiel, du ralentissement enregistré dans quelques pays dont l'Angola, le Maroc et l'Afrique du Sud, principaux bénéficiaires de l'investissement en Afrique et pour lesquels les flux se sont réduits. Dans le sens contraire, l'IDE en provenance d'Afrique reste minime, sauf dans le cas de l'Afrique du Sud. Cette région est, en effet, à l'origine de 43% des capitaux d'investissement sortis d'Afrique l'an dernier (1,3 mrd de dollars), ce qui en fait, de loin, la source d'IDE la plus importante du continent. La CNUCED donne encore les précisions suivantes: 1) les investissements en Afrique subsaharienne sont passés de 8 mrds de dollars en 1999 à 6,5 mrds en 2000. Ce recul s'explique pour l'essentiel par la baisse des flux en Angola et en Afrique du Sud ; 2) à l'intérieur de la région subsaharienne même, c'est la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC ; 14 pays) qui enregistre les progrès les plus importants depuis le début des années 90. Si les flux à destination de la Communauté ont fléchi (3,9 mrds de dollars en 2000 contre 5,3 mrds en 1999), là encore à cause du fléchissement en Angola et Afrique du Sud, il reste néanmoins nettement au-dessus de la moyenne des 3 mrds de dollars reçus par les membres actuels de la SADC entre 1994 et 1998. Des augmentations importantes ont ainsi été signalées au Lesotho, à Maurice et en Tanzanie alors qu'on observait un ralentissement dans d'autres pays de la SADC. Ainsi, par exemple, au Zimbabwe, les flux ont chuté de 444 millions de dollars en 1998 à 59 millions en 1999 puis à 30 millions de dollars en 2000 ; 3) l'IDE a fléchi dans 34 pays africains parmi les moins avancés, passant de 4,8 mrds de dollars en 1999 à 3,9 mrds en 2000, à cause de l'Angola. Si l'on excepte ce pays, le volume reste en effet sensiblement égal à celui de l'année précédente; 4) l'Afrique du nord s'est maintenue à peu près au même niveau que l'année précédente (2,6 mrds de dollars). Plus particulièrement, les flux ont baissé au Maroc, où une grande opération de privatisation des télécommunications l'avait grossi l'an dernier, et en Algérie. Au Soudan, l'IDE, qui se concentre dans l'exploration pétrolière, est passé de 370 millions de dollars à 392 millions. L'Egypte reste en première position dans la sous-région, l'IDE dont elle bénéficie augmentant légèrement de 1 à 1,2 mrd de dollars.