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Bulletin Quotidien Europe N° 7983
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/esb

Le Comité vétérinaire permanent devait décider la reconduction pour six mois de l'interdiction des farines animales

Strasbourg, 13/06/2001 (Agence Europe) - Le Comité vétérinaire permament (CVP) devait se prononcer mercredi sur un ensemble de propositions concernant la crise de l'ESB adoptées la veille par la Commission européenne, dont la plus importante concerne la prolongation (pour six mois) de la suspension frappant actuellement l'utilisation des farines de viande et d'os dans l'alimentation animale. En cas d'absence de majorité qualifiée, ces propositions de règlement devront être soumises au Conseil Agriculture qui se réunit mardi prochain à Luxembourg.

Les autres propositions examinées concernent les tests de dépistage de l'ESB et l'abattage des troupeaux entiers en cas d'apparition de l'ESB et de farines animales importées des pays tiers. Elles visent à:

abaisser (à compter du 1er juillet) de 30 à 24 mois de l'âge des bovins à risque (abattus d'urgence, malades lors d'un abattage ou morts à la ferme) soumis aux tests de dépistage de l'ESB;

permettre aux Etats membres indemnes de l'ESB (Autriche, Finlande et Suède) de ne plus devoir, à partir du 1er juillet, effectuer des tests sur tous les bovins sains âgés de plus de 30 mois (cependant, ces pays devront continuer à tester un minimum de 10 000 bovins sains de cet âge);

introduire, au Royaume-Uni, une obligation de réaliser des tests de dépistage de l'ESB sur un minimum de 50 000 bovins de plus de 30 mois afin de dresser un meilleur bilan épidémiologique (même si les bovins de plus de 30 mois sont tous détruits dans ce pays);

mettre en place un système de dépistage post mortem aléatoire pour ovins et caprins de plus de 18 mois;

permettre aux Etats membres qui le souhaitent de réaliser des tests sur des animaux sains de moins de 30 mois sans discrimination sur les échanges (cette mesure a déjà été prise en Allemagne, ce qui laisse la porte ouverte à la France qui envisage de faire de même);

introduire, à partir du 1er juillet 2001, l'abattage (en cas d'apparition d'un foyer d'ESB) des descendants et des cohortes sur une base obligatoire, et de l'ensemble des troupeaux sur une base volontaire;

s'agissant des importations de certains pays tiers (qui sont dans des zones à risque), obliger les Etats membres de s'assurer, à partir du 1er octobre prochain, que les farines de viande et d'os soient interdites dans l'alimentation des ruminants et qu'il leur sera possible d'identifier les animaux en remontant à l'origine de la mère et du troupeau d'origine;

adapter la liste des produits d'origine animale importés dans la Communauté, en tenant compte, à partir du 1er octobre, des restrictions sur une série de produits tels que le suif, la gélatine et les aliments pour animaux de compagnie.

Communication de la Commission sur le renforcement de la recherche sur l'ESB

La Commission a par ailleurs adopté, mardi, une communication sur les mesures appropriées pour renforcer la recherche européenne sur l'ESB et les maladies associées. Ce texte repose sur un inventaire des activités de la recherche européenne en la matière établi par un groupe d'experts de haut niveau et publié au mois d'avril. A la lumière de cet inventaire, la Commission propose un renforcement de la coordination et une concentration accrue des moyens. Les domaines identifiés comme souffrant clairement de lacunes en matière de recherche sont: les essais in vivo pour le diagnostic pré-clinique; la variante humaine de la maladie et l'évaluation du risque; l'inactivation du prion et la prévention; l'encéphalopathie spongiforme transmissible chez l'animal et sa transmission (voir EUROPE du 1er mai, p.13, au sujet du débat en plénière à Bruxelles avec le Commissaire Busquin).

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