Bruxelles, 13/06/2001 (Agence Europe) - Otmar Issing, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), a fait état mardi des préoccupations de l'institut de Francfort face à la combinaison d'une poussée inflationniste avec le ralentissement de l'activité économique de la zone euro. M. Issing a rappelé à la presse que "les interventions appartiennent à l'arsenal d'une banque centrale", tout en précisant que "on les utilise d'abord et on en parle ensuite". Cette déclaration, selon certains experts, ouvrirait la porte à une intervention de la Banque sur ses principaux taux directeurs. Le signal, adressé aux marchés, a vraisemblablement aidé l'euro à repasser au-dessus de la barre des 0,85 dollars durant la journée de mercredi.
L'inflation, qui s'affichait à 2,9% en avril, dépasse le seuil maximal de 2% fixé par la BCE. Selon M. Issing, la hausse des prix serait principalement due au niveau élevé des prix du pétrole, au coût des importations lié à la faiblesse de l'euro et aux conséquences - largement sous-estimées - des crises alimentaires des derniers mois en Europe (ESB, fièvre aphteuse…).
La prochaine réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE est prévue le 21 juin et sera suivie d'une conférence de presse.