Bruxelles, 21/05/2001 (Agence Europe) - A première vue, la Troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancées (PMA III) accueillie à Bruxelles par l'UE a accouché d'une souris. Le plan d'action adopté dimanche à l'issue d'une semaine de travaux, exprime la volonté de la communauté internationale de « réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté et souffrant de la faim, d'ici à 2015, et de promouvoir le développement durable » des 49 pays les plus pauvres du monde, mais il ne contient aucune mesure concrète immédiate. Il se résume à une liste de sept engagements dont le plus novateur concerne la « recommandation de délier l'aide accordée aux PMA ». L'ouverture des marchés des pays riches aux produits des PMA (sur le modèle de l'initiative « Tout sauf les armes » de l'Union») y figure comme un objectif à atteindre. Son efficacité dépendra de la mise en oeuvre des engagements pris. La société civile, réunie en forum des ONG en marge de la conférence, s'est dite déçue des résultats obtenus car: a) il n'y a pas eu d'annulation complète et inconditionnelle de la dette des PMA; b) les signataires n'ont pas renouvelé leur engagement de porter leur aide publique au développement à 0,7% du PNB d'ici à 2005 ; c) il n'y a pas eu d'allocation de ressources supplémentaires pour aider les PMA à limiter l'impact des changements climatiques.