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Bulletin Quotidien Europe N° 7969
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/avenir de l'europe

Au colloque CAFECS-Mouvement Européen, M.Moscovici donne la priorité plutôt à la substance qu'aux questions institutionnelles

Paris, 21/05/2001 (Agence Europe) - Le ministre français aux affaires européennes, Pierre Moscovici, a affirmé samedi dernier que, dans le débat sur l'avenir de l'Europe (que le gouvernement français a été le premier à lancer, sous l'égide d'un groupe de personnalités présidé par Guy Braibant, a-t-il remarqué), la priorité doit aller à "la substance", aux objectifs et aux résultats, plutôt qu'aux questions institutionnelles. M. Moscovici clôturait un colloque sur "L'avenir de la construction politique de l'Europe" organisé à Paris par le Mouvement-Européen-France et le CAFECS (Carrefour pour une Europe civique et sociale) au nom duquel sont intervenus Mme Idrac et MM. Pascal et Viveret. Le ministre, en confirmant que Lionel Jospin s'exprimera très prochainement sur l'avenir de l'Europe, a salué les contributions allemandes à ce débat, tout en les critiquant, et en doutant en particulier que le fait de "ravaler le Conseil des ministres au rang de deuxième Chambre et transformer la Commission en gouvernement directement élu par le Parlement européen, comme le souhaite le SPD" puisse régler le problème du déficit démocratique en Europe. En revanche, M.Moscovici s'est prononcé pour la création d'un "vrai Conseil de l'UE de coordination semi-permanent, composé de ministres assumant pleinement le relais entre leur gouvernement national et Bruxelles", alors qu'il s'est montré sceptique sur la possibilité d'adopter une Constitution européenne, "sans peuple européen, sans Etat européen, sans nation européenne et sans constituante".

Pendant le colloque, Pier Virgilio Dastoli, Secrétaire général du Mouvement Européen International, a appelé au combat pour l'Europe fédérale, et Robert Toulemon (AFEUR) a estimé qu'une avant-garde "intergouvernementale" serait sans utilité et provoquerait l'hostilité de ceux qui en sont exclus, alors qu'une minorité ne pourrait pas s'opposer durablement à une majorité d'Etats qui seraient décidés à aller plus avant dans l'intégration, comme le prouve l'expérience de l'Union monétaire. Le politologue allemand Franciszek Draus a analysé pour sa part les différentes propositions allemandes sur l'avenir de l'Europe, sans en dissimuler certaines contradictions.

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