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Bulletin Quotidien Europe N° 7935
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/fievre aphteuse

Le Comité vétérinaire examine ce vendredi la vaccination des animaux dans les zoos - Feu vert à la vaccination de vaches laitières britanniques

Bruxelles, 29/03/2001 (Agence Europe) - Le Comité vétérinaire permanent de l'Union européenne (CVP) doit examiner, ce vendredi, la possibilité de vacciner de manière préventive les espèces (surtout les biongulés) des parcs zoologiques qui seraient susceptibles de contracter la fièvre aphteuse. Mercredi soir, il a approuvé une proposition de décision autorisant le Royaume-Uni à lancer une campagne de vaccination dite « protectrice ». Les vaccins concerneraient 180 000 vaches laitières dans le Cumbria et le Devon, les deux comtés anglais les plus touchés par l'épizootie.

Le ministre britannique de l'Agriculture, Nick Brown, a souligné que le Royaume-Uni n'avait pas encore décidé de mettre en pratique ce plan de vaccination mais qu'il souhaitait pouvoir recourir à cette option. La Commission européenne a précisé que: 1) les ovins, les caprins et les porcins ne seront pas concernés; 2) toute vaccination serait limitée au Cumbria (100.000 bovins) et au Devon (80.000); 3) le lait et les viandes de ces vaches soumises à la vaccination pourront continuer à être commercialisés, selon des conditions strictes de traitement (pasteurisation pour le lait et maturation pour la viande); 4) les animaux vaccinés ne pourront plus être exportés et ne pourront pas être déplacés de la zone de vaccination pendant au moins un an après l'apparition du dernier foyer; 5) les vaches devront être identifiables grâce aux informations fournies dans leur « passeport ». En outre, les restrictions aux exportations imposées au Royaume-Uni depuis le 21 février resteront en vigueur. Ainsi, aucun animal vivant, ni aucun produit dérivé non traité, susceptible de transmettre le virus de la fièvre aphteuse, ne peut être commercialisé en dehors du Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique, Tony Blair, a reconnu mercredi qu'il avait sous-estimé le nombre d'ovins déplacés ou exportés courant février avant la détection des premiers cas de fièvre aphteuse: il a ainsi évoqué le chiffre d'environ « 1,35 million d'ovins », alors qu'il évoquait, il y a deux semaines, un chiffre de l'ordre de 2.000.

Les services du Commissaire David Byrne ont précisé qu'une telle campagne de vaccination aurait un impact, limité dans le temps et dans l'espace, sur le statut épidémiologique du Royaume-Uni au regard de la fièvre aphteuse, mais n'entraînerait pas la perte du statut "indemne" de la Communauté. Le CVP reste opposé au retour à un programme de vaccination systématique (abandonné par l'UE en 1991). Les chefs des services vétérinaires des Quinze ont notamment mis en garde contre les conséquences désastreuses d'une telle décision sur les activités des exportateurs de bétail qui risqueraient de perdre le statut de zone exempte de fièvre aphteuse. Selon les règles de l'Office international des épizooties, le statut de zone indemne est rétabli trois mois après l'abattage du dernier animal vacciné.

La question de la vaccination est d'autant plus importante pour les producteurs européens qu'ils sont frappés de plein fouet par les embargos de plusieurs pays tiers (Russie, Japon, Etats-Unis notamment). Ces mesures se traduiraient par une chute de 94% des exportations européennes de bœuf et de 73% de celles de porc. M. Byrne, en visite à Washington mercredi, a indiqué qu'il n'avait pas obtenu d'engagement des Etats-Unis pour qu'ils lèvent leurs mesures de protection imposées depuis le 13 mars pour prévenir toute propagation outre-Atlantique de l'épizootie. « Apparemment, la situation en Europe n'est pas encore sous contrôle avec l'augmentation continue du nombre de cas », a estimé Ann Veneman, secrétaire d'Etat américaine à l'Agriculture.

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