Bruxelles, 29/03/2001 (Agence Europe) - La " nouvelle gouvernance" ne doit pas signifier que l'on tourne le dos à la démocratie parlementaire, qui doit, au contraire, demeurer le pilier de la gouvernance démocratique, et ne saurait être remplacée par une forme de "démocratie directe", a dit en substance le président du groupe socialiste au Parlement européen, Enrique Baron, à l'occasion du séminaire sur la gouvernance européenne organisé le 27 mars à Bruxelles par le groupe. Les membres du groupe Hannes Swoboda, autrichien, et Max van den Berg, néerlandais, se sont dits ouverts à la participation de tous ceux qui s'intéressent aux affaires européennes, mais que "en tant que parlementaires, nous avons le devoir de concilier les intérêts individuels et l'intérêt général", et que "la décision finale" incombe au Parlement.
Le groupe socialiste examinera la semaine prochaine sa propre contribution au débat, avant de l'envoyer au président Prodi, qui a annoncé pour l'été prochain un Livre blanc sur la gouvernance. Parmi les participants au séminaire figurait d'ailleurs Jérôme Vignon, chargé de la Task Force "gouvernance" à la Commission européenne. D'autres participants étaient le Secrétaire général de la CES Emilio Gabaglio, ainsi que Daniela Israelachwili pour l'UNICE, Jim Murray pour le BEUC, Manfred Dammeyer pour le Comité des Régions, Giampiero Alhadeff pour SOLIDAR et la Plate-forme européenne des ONG sociales, et le Professeur Mario Teló, coordinateur du groupe "Action Jean Monnet" pour le Livre Blanc sur la gouvernance.