Bruxelles, 17/01/2001 (Agence Europe) - La commission temporaire sur la bioéthique au sein du Parlement, née de la division des eurodéputés sur la question du clonage d'embryons humains à des fins thérapeutiques, s'est réunie pour la première fois mardi à Strasbourg. Dotée d'une durée de vie d'un an, cette commission intitulée "génétique humaine et les nouvelles technologies dans la médecine moderne", a pour mandat d'effectuer une recherche approfondie sur les problèmes éthiques, sociaux et économiques liés aux développements à venir dans le domaine des biotechnologies en et de soumettre des propositions pour une éventuelle législation communautaire en la matière. Pour Paul Lannoye (co-président du groupe des Verts/ALE, belge), le début des travaux de cette commission arrive à point nommé, car il coïncide avec l'annonce, la semaine dernière, de la création, pour la première fois, d'un primate transgénique (NDLR: le macaque ANDi doté d'un gène marqueur de méduse), "qui n'est pas sans poser de sérieuses questions d'ordre éthique". L'autorisation, juste avant Noël, du feu vert donné par le Parlement britannique au clonage d'embryons à des fins thérapeutiques, qui " ouvre dangereusement la porte aux possibles dérives", en est une autre illustration, souligne Paul Lannoye dans un communiqué affirmant que la "croisade de Tony Blair ne doit pas devenir la référence au sein de l'Union". "Nous espérons que cette commission temporaire, lorsqu'elle clôturera ses travaux, sera en mesure de définir des règles claires en vue de préserver les principes moraux dans l'actuelle course aux biotechnologies. Le danger est grand de voir la technologie dicter l'évolution de la société. Nous continuons à penser que la technologie doit servir les personnes et non le contraire", a déclaré l'eurodédéputé. EUROPE reviendra sur les détails.