La Commission européenne a annoncé, mercredi 10 juin, la conclusion des négociations visant à approfondir l'Accord de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et quatre États d’Afrique de l'Est (Comores, République de Madagascar, République de Maurice et République des Seychelles) afin de le transformer en un accord de libre-échange (ALE).
Ce nouvel accord se veut plus ambitieux que l’APE existant. Présenté, dans une déclaration commune, comme le premier ALE « moderne et global » conclu avec des partenaires d’Afrique subsaharienne, il étend son champ d’application au-delà du commerce des marchandises pour couvrir également les services, les investissements, le commerce numérique et la coopération sectorielle.
Les parties ont souligné mercredi son potentiel pour renforcer les échanges, améliorer la résilience des chaînes d’approvisionnement et soutenir le développement durable. L’accord prévoit également des dispositions destinées à favoriser la transformation locale des produits, l’industrialisation et la création de valeur ajoutée dans ces États.
L'Union et ses partenaires africains ont indiqué vouloir engager rapidement les procédures nécessaires à la signature et à l’entrée en vigueur du texte. Par ailleurs, le futur accord restera ouvert à l’adhésion d’autres États de la région Afrique orientale et australe qui souhaiteraient le rejoindre ultérieurement. (Bernard Denuit)