La Turquie a délivré, mardi 9 juin, ses propositions dans le cadre du lancement de son programme d'action en tant que coprésidente de la COP31, en collaboration avec l'Australie.
La session préparatoire de la COP31, qui se déroulera à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre prochains, s'est ouverte lundi 8 juin à Bonn, en Allemagne, et se terminera le 18 juin (EUROPE 13883/5).
Le programme contient trois objectifs volontaires à atteindre au niveau mondial d'ici 2035 : un objectif d'électrification de 35%, soit 15 points de plus qu'aujourd'hui, la réduction de moitié de la production de déchets mondiaux et la réduction de 25% de la consommation énergétique dans le secteur de la construction.µ
Un objectif ambitieux de la Turquie, soutenu par l'Australie. C'est le ministre turc de l'Environnement, de l'Urbanisation et du Changement climatique, Murat Kurum, qui a présenté ce programme d'action depuis Bonn. « Cet objectif de '35% d'ici 2035' sera l'une des priorités déterminantes de notre présidence de la COP31 », a-t-il déclaré. « Sur la route de la COP31 à Antalya, nous travaillerons à réunir une coalition mondiale forte, qui est prête et déterminée à agir en faveur de cet objectif. »
« L'accélération de la transition énergétique atténuera les chocs de nos systèmes énergétiques, protégera mieux nos économies et nos ménages contre les coûts élevés et aidera à continuer à faire baisser la courbe des émissions », a renchéri Chris Bowen, le ministre australien du Changement climatique et de l'Énergie. « C'est pourquoi l'électrification de l'économie mondiale est l'une de nos priorités pratiques pour la COP31 ».
Une aide à l'électrification pour les plus vulnérables. Le ministre Kurum a cependant reconnu les inégalités de situation des 165 signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) vis-à-vis de l'électrification. Il a assuré que la Turquie travaillerait « en étroite collaboration avec tous les pays, en particulier avec les économies en développement, pour faciliter l'accès à l'assistance technique, au renforcement des capacités et au soutien financier conformément à cet objectif ». (Nadège Delépine)