Les eurodéputés ont réclamé, lundi 18 mai, une révision de la directive européenne sur la planification de l’espace maritime afin de garantir une gestion plus coordonnée, équilibrée et équitable des usages de la mer (EUROPE 13850/4).
La rapportrice, Stéphanie Yon-Courtin (Renew Europe, française), a préconisé de créer des zones prioritaires pour la pêche avec un accès réservé et privilégié à la pêche artisanale dans la bande des 12 milles nautiques, de définir des zones dédiées à l’aquaculture, de promouvoir une planification multi-usage (sans exclusion entre activités maritimes), de renforcer la participation obligatoire des professionnels dans les décisions de planification (projets éoliens en mer) et de développer une planification transfrontalière (stratégies macro-régionales).
Emma Fourreau (La Gauche, française) a déposé, au nom de son groupe, un amendement visant à « interdire aux navires de pêche mesurant plus de 25 mètres de long de pêcher dans les eaux de l’Union jusqu’à 12 milles nautiques à partir de la côte ».
Le commissaire européen à la Pêche, Costas Kadis, a confirmé que la proposition de loi sur les océans (European Ocean Act) s’appuiera sur la révision de la directive afin de refléter les nouvelles exigences politiques, tout en « préservant suffisamment d’espace pour la pêche, l’aquaculture, les aires marines protégées, ainsi que les zones dédiées aux énergies renouvelables et au transport maritime » (EUROPE 13864/3).
L'acte législatif sur les océans examinera également comment mieux soutenir l’identification de zones propices à l’aquaculture et renforcer la cohérence entre les stratégies nationales et la planification de l’espace maritime. Le projet de rapport sera voté mercredi 20 mai. (Lionel Changeur)