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Bulletin Quotidien Europe N° 13777
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Les eurodéputés pro-nucléaire demandent un plan d’action sur les investissements dans le Programme indicatif nucléaire

Le groupe informel de réflexion sur l’énergie nucléaire au Parlement européen a publié, vendredi 19 décembre, sa note de position sur le Programme indicatif nucléaire (PINC), qui sera présenté dans sa version finale au printemps 2026 (EUROPE 13659/11).

Annoncé il y a quelques semaines (EUROPE 13758/8), ce document informel invite la Commission européenne à accompagner ce PINC final sur l’évaluation des besoins d’investissement dans le nucléaire d’un plan d’action visant précisément à faciliter et à intensifier ces investissements au niveau de l'UE.

Ce plan devrait définir un ensemble cohérent de mesures visant à « établir les conditions-cadres appropriées, à assurer une visibilité et une prévisibilité politiques à long terme, à soutenir une convergence accrue des approches réglementaires et à permettre aux États membres de mettre en place des infrastructures nucléaires résilientes et pérennes ».

Le groupe de réflexion demande également de « relever » le scénario de référence formulé dans la communication initiale sur le PINC présentée en juin 2025.

Selon le groupe, la projection de référence de la Commission, qui table sur une capacité nucléaire de 109 GW d'ici 2050, sous-estime le rythme des prolongations de durée de vie prévues des centrales existantes. En outre, elle ne tiendrait pas compte du nombre de nouveaux réacteurs de grande taille ni de la capacité installée prévue des petits réacteurs modulaires (PRM).

Le groupe appelle donc à se baser sur les cibles et les projets annoncés dans les plans nationaux pour l'énergie et le climat (PNEC), qui, une fois agrégés, permettraient d'atteindre une capacité nucléaire de 150 GW d'ici 2050.

Reconnaissance du nucléaire. Le document insiste en outre sur une reconnaissance « pleine et entière » du nucléaire au sein de la taxonomie de l’UE, mais aussi sur l’accès aux fonds européens, un cadre d’aides d’État prévisible ou encore le lancement d’un PIIEC nucléaire (Projet nucléaire important d'intérêt européen commun).

La note a été remise au commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, mercredi 17 décembre à Strasbourg, par le président du groupe de réflexion, le député français Christophe Grudler (Renew Europe), ainsi qu’Alexandr Vondra (CRE, tchèque), Ľubica Karvašová (Renew Europe, slovaque), Tsvetelina Penkova (S&D, bulgare) et Ondřej Krutílek (CRE, tchèque).

Pour voir la note de position : https://aeur.eu/f/k3o  (Pauline Denys)

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