L'absence de certitude réglementaire empêche la plupart des projets de carburants durables pour le secteur maritime de dépasser le stade de la planification, a conclu le centre de réflexion Transport & Environment dans une étude publiée jeudi 18 décembre.
T&E a recensé jusqu'à 80 projets d'hydrogène vert et de carburants synthétiques pouvant être utilisés pour alimenter les navires, ce qui représente plus de 3,6 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d'ici 2032. Mais il a constaté que seulement 5% de ces volumes sont clairement destinés au secteur maritime, tandis qu'une petite partie seulement des projets ont atteint le stade de la décision finale d'investissement ou sont devenus opérationnels.
Pour le moment, l'Espagne, le Danemark, la Norvège et la France sont en tête dans la production de carburants verts pouvant être utilisés pour le transport maritime. Parmi les projets d'ammoniac et de méthanol vert qui incluent les secteurs maritime ou des transports comme acheteurs potentiels, le secteur maritime constitue généralement le plus grand acheteur potentiel, selon les conclusions de l'étude. Une forte demande de la part du secteur du transport maritime fournirait aux producteurs la garantie indispensable qu'il existe un marché solide pour leurs carburants verts.
T&E estime que « l'UE devrait introduire des exigences plus ambitieuses en matière de carburants verts pour le secteur du transport maritime afin de garantir la mise en œuvre des projets, ce qui permettrait de créer des emplois et d'améliorer la sécurité énergétique de l'Europe ».
Lire l'étude : https://aeur.eu/f/k49 (Anne Damiani)