login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13775
Sommaire Publication complète Par article 11 / 44
ACTION EXTÉRIEURE / Balkans occidentaux

à Bruxelles, l'UE et les dirigeants des Balkans réaffirment leur coopération et leur volonté de se rapprocher, malgré l'ombre de Moscou

Les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union et des Balkans occidentaux se sont retrouvés à Bruxelles, mercredi 17 décembre, à l'occasion d'un Sommet suivi d'un dîner pour souligner l'importance d'une coopération accrue entre les deux régions, particulièrement au regard du contexte géopolitique actuel et des perspectives futures de l'élargissement. 

Bien que ce dernier sujet ne fût pas officiellement à l'ordre du jour - l'agenda mentionnait des discussions autour de la coopération en matière de gestion des migrations, sur le sujet de la défense et sur les plans de croissance des pays des Balkans -, les dirigeants n'ont pas manqué de l'évoquer lors de leur arrivée.

Le Président du Monténégro, Jakov Milatovic, dont le pays est le plus avancé sur la voie vers l'adhésion (EUROPE 13774/30), a affirmé qu'il « espérait voir la Présidence chypriote du Conseil de l'UE commencer les préparatifs pour la rédaction du traité d'adhésion » de son pays. Chypre prendra la présidence du Conseil de l'UE début janvier, pour six mois. 

Concernant les pays les moins avancés sur la voie de l'adhésion, Vjosa Osmani, présidente du Kosovo, s'est fendue d'une critique à peine voilée en direction de l'Union, qu'elle accuse de ne « pas faire le nécessaire » pour reconnaître concrètement les efforts réalisés par son pays. Le Kosovo est toujours bloqué dans son processus, plusieurs États membres de l'Union ne le reconnaissant pas en tant qu'État indépendant. 

Pour la dirigeante, l'élargissement de l'Union va désormais au-delà d'une simple réunification de la famille européenne. C'est un impératif stratégique : « Plus vite les pays des Balkans occidentaux rejoindront l'UE, plus vite la Russie perdra », a-t-elle asséné. Et de critiquer l'attitude du président serbe, Aleksandar Vučić, absent lors du Sommet et dont les relations cordiales avec Moscou agacent (EUROPE 13771/23) : « Tant que la Serbie ne s'alignera pas sur les valeurs et les exigences de l'UE, cela nuira au projet européen », a estimé Vjosa Osmani.

Critiqué, mais pas encore isolé, le dirigeant serbe peut compter sur le soutien de la Hongrie et de son Premier ministre, Viktor Orbán, dont la complaisance envers Moscou s'est transformée en véritable épine dans le pied des Vingt-Sept depuis le début de la guerre en Ukraine.

« L'ensemble du processus d'élargissement est un échec total. La Serbie est un pays clé pour défendre l'Europe contre les migrations, et le traitement et le comportement à son égard sont inacceptables », avait ainsi assuré Viktor Orbán avant le début du Sommet. 

La déclaration commune, publiée à l'issue du Sommet et adoptée par l'ensemble des participants, souligne « l'investissement géostratégique dans la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité » que représente l'élargissement.

Allusion critique à l'encontre de la Serbie : la déclaration « exhorte ceux qui ne se sont pas alignés sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'UE - y compris la mise en œuvre et l'application des mesures restrictives de l'UE - à y remédier ».

Le prochain sommet UE-Balkans occidentaux se tiendra en juin 2026 au Monténégro. 

Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/k2d (Isalia Stieffatre)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ACTION EXTÉRIEURE
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES