L’ex-eurodéputé allemand des Verts/ALE Patrick Breyer a dénoncé, mardi 11 novembre, le dernier texte de la Présidence danoise du Conseil de l’UE sur les contenus pédopornographiques en ligne (EUROPE 13748/8), estimant que le « contrôle des conversations » (les injonctions de détection obligatoires des contenus pour les hébergeurs et fournisseurs de services de messagerie privée) revient « en catimini ».
Le Conseil de l'UE devait en discuter le 12 novembre. Officiellement, « les obligations explicites d’analyse ont été supprimées. Mais une faille dans l’article 4 oblige les fournisseurs de services de messagerie électronique, de chat et de messagerie instantanée, comme WhatsApp, à prendre toutes les mesures appropriées d’atténuation des risques. Cela signifie qu’ils peuvent toujours être contraints d’analyser tous les messages privés, même sur les services chiffrés de bout en bout ».
Le « contrôle des conversations, présenté comme volontaire, va bien au-delà de l’analyse des photos, vidéos et liens évoquée précédemment. Désormais, les algorithmes et l'IA peuvent être utilisés pour analyser en masse les conversations privées et les métadonnées de tous les citoyens à la recherche de mots-clés et de signaux suspects », avec comme résultat un « déluge de faux positifs ».
Lien vers le texte : https://aeur.eu/f/jdd (Solenn Paulic)