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Bulletin Quotidien Europe N° 13730
Sommaire Publication complète Par article 31 / 38
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits fondamentaux

Démocratie, égalité, société civile, frontières, racisme... Anna Strolenberg présente son rapport sur des droits « soumis à une pression constante »

Les eurodéputés de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen ont débattu, lundi 13 octobre, sur le projet de rapport annuel sur l’état des droits fondamentaux dans l’Union européenne pour les années 2024 et 2025. Le texte, porté par Anna Strolenberg (Verts/ALE, néerlandaise), a évalué le respect de la Charte des droits fondamentaux et des valeurs de l’article 2 du Traité sur l’UE.

« Les droits fondamentaux dans l’UE sont soumis à une pression croissante. Il y a plus de discours de haine, de contenus xénophobes ; les droits des femmes, les droits des LGBTQI sont mis à mal », a dénoncé l’eurodéputée écologiste, pour qui ce rapport arrive à point nommé. 

La rapportrice a rappelé les six piliers autour desquels s’articule son texte, à savoir : la défense de la démocratie et de l’État de droit, le respect des droits aux frontières, la lutte contre la violence de genre et les attaques anti-LGBTI, la protection de la société civile, la lutte contre le racisme et la lutte contre l’exclusion socioéconomique.

Isabel Wiseler-Lima (PPE, luxembourgeoise), s’exprimant au nom de Lukas Mandl (PPE, autrichien), a indiqué qu'elle est entièrement d'accord sur le texte. En outre, elle a rappelé que « la lutte contre l’antisémitisme (était) un pilier essentiel de la démocratie européenne » et a soutenu un système d’asile respectueux des droits et une régulation de l’intelligence artificielle combinant protection des citoyens et compétitivité des entreprises.

Marco Tarquinio (S&D, italien) a pointé du doigt la montée de la pauvreté et des inégalités, indiquant que, selon Eurostat, il s’agissait « en 2024, de 93,3 millions de personnes ». Selon l’office statistique, cela correspondait à 21,0% de la population de l’UE exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (https://aeur.eu/f/iye ). Il a également appelé à une définition européenne du viol fondée sur l’absence de consentement, qui répondrait aux exigences de la Convention d’Istanbul.

Birgit Sippel (S&D, allemande) a demandé d'ouvrir le débat à toutes les formes de discrimination. « Il faut parler de l’antisémitisme. Mais il faut également parler de tous les anti-ismes qui existent », a-t-elle affirmé en ce sens. 

On notera toutefois que Nikola Bartůšek (PfE, tchèque) s’est opposée à un rapport qu’elle a considéré déconnecté des priorités des citoyens, qui s'inquièteraient en premier lieu, selon elle, de « la sécurité publique, leur situation économique, leur vie quotidienne, et non des droits fondamentaux ».

Le projet de rapport : https://aeur.eu/f/iyc  (Nithya Paquiry)

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