Le prochain accord commercial que l’UE conclura pourrait être celui avec le Mercosur. À Horsens, les ministres du Commerce de l’UE ont échangé, mardi 14 octobre, sur le besoin de diversifier les relations commerciales. D’aucuns ont insisté sur l’importance de conclure l’accord UE/Mercosur rapidement, à commencer par le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen.
« Il n’y a absolument aucune excuse pour ne pas mettre cet accord en œuvre », a-t-il indiqué à Agence Europe. Et d’assurer qu’il essayerait de faire passer la signature sous Présidence danoise du Conseil de l’UE.
Les représentants de l’Espagne, de l’Estonie, de la Grèce et de la Lettonie lui ont fait écho et souhaité une conclusion rapide de l’accord, à leur arrivée à la réunion.
Les pays qui critiquent l'accord sont moins pressés. Interrogé par Agence Europe mardi 14 octobre, à l'occasion de la réunion informelle des ministres du Commerce de l'UE, le ministre irlandais des Affaires européennes, Thomas Byrne, a indiqué que son pays avait besoin de temps pour examiner la proposition de sauvegarde de la Commission.
Jeudi 16 octobre, les experts du comité de la politique commerciale au Conseil de l'UE vont déjà se pencher sur le texte de décision de signature de l'accord commercial intérimaire UE/Mercosur (ITA). Il s'agit de préparer ce texte de décision, mais la Présidence danoise du Conseil pourra également saisir la dynamique actuelle autour de l'accord et entrevoir si une majorité qualifiée est atteignable.
L'objectif est toujours d'avoir l'approbation du Conseil d'ici début décembre, en vue du sommet des pays du Mercosur, où la signature pourrait avoir lieu. (Léa Marchal)