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Bulletin Quotidien Europe N° 13730
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ACTION EXTÉRIEURE / Chine

Lars Løkke Rasmussen plaide pour plus de fermeté de l'UE face aux restrictions commerciales chinoises

« Je crois que nous devons trouver des manières d'avoir une attitude plus ferme envers la Chine », a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, qui a présidé la réunion des ministres du commerce des pays de l'UE, mardi 14 octobre à Horsens.

Selon lui, l'UE doit réfléchir au fait de suivre les règles du commerce international à la lettre, alors que la Chine ou les États-Unis imposent des méthodes alternatives. « Nous nous trouvons dans des circonstances nouvelles. Il ne s'agit plus seulement du commerce libre, auquel nous adhérons bien sûr. Mais nous avons besoin d'une approche plus réaliste », a-t-il indiqué à l'issue de la réunion, mardi 14 octobre.

Il réagissait notamment aux dernières restrictions à l'exportation imposées par la Chine sur les technologies liées aux terres rares (EUROPE 13727/26). 

Le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, a expliqué qu'à l'heure actuelle, les entreprises européennes demandant des licences d'exportation aux autorités chinoises n'ont des réponses positives que dans 50% des cas.

« Cela cause un dommage économique et affecte la confiance », a-t-il regretté. Et d'appeler à une réponse coordonnée à l'échelle européenne, mais aussi éventuellement au niveau des pays du G7.

Le commissaire européen, ainsi que plusieurs autres États membres de l'UE se sont toutefois montrés plus prudents que le ministre danois sur la réponse à apporter à la Chine. 

Interrogé par Agence Europe, le secrétaire général pour les Affaires économiques internationales de la Grèce, Dimitrios Skalkos, a appelé à « rester calme » face aux actions chinoises. Il est trop tôt pour se prononcer sur l'ampleur et la réponse à donner, selon lui. 

Les ministres espagnole et néerlandaise ont également insisté sur le besoin d'étudier les mesures et leur impact sur les entreprises européennes pour ne pas réagir de façon précipitée.

Besoin d'une doctrine sur la sécurité économique. Au-delà de ce cas chinois précis, les ministres ont insisté, lors d'une session dédiée à la sécurité économique de l'UE, sur le besoin d'avoir une véritable « doctrine » européenne en la matière. La Commission européenne veut présenter avant la fin de l'année une communication dans ce sens, a assuré M. Šefčovič.

« Pour la Lituanie, il est très important que l'on développe une doctrine sur la sécurité économique qui corresponde au niveau sur lequel on s'accorde, et que nous agissions de manière pro-active, c'est-à-dire pas uniquement en nous défendant », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de la Lituanie, Kęstutis Budrys. (Léa Marchal)

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