Les acteurs du tourisme ont appelé les décideurs politiques à investir dans les infrastructures et dans les compétences, mercredi 24 septembre.
D’une part, la commission des transports et du tourisme (TRAN) du Parlement européen s’est réunie en groupe de travail pour discuter des infrastructures. Evelyne Freiermuth, directrice des affaires gouvernementales au Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), a reconnu que « le développement des infrastructures n’a pas suivi le rythme de la croissance incroyable du secteur », notamment dans certaines destinations touristiques qui souffrent du surtourisme. « La solution ne consiste pas à créer de nouvelles taxes ad hoc, mais à utiliser les importantes recettes déjà générées pour s'attaquer aux causes profondes de la surpopulation, qui sont généralement le sous-investissement chronique dans les infrastructures essentielles », a-t-elle défendu. Elle pense qu’il faut intégrer les problématiques du tourisme aux infrastructures, qui doivent être intelligentes et durables.
De son côté, Sofian Barki, maire adjoint de la ville d'Amsterdam, a souligné que des investissements dans des modèles de transport durables sont nécessaires, tels que les liaisons ferroviaires internationales à grande vitesse, qui pourraient remplacer les vols courts. « Le tourisme ne doit pas seulement être une expérience enrichissante pour les visiteurs. Il doit aussi contribuer à rendre nos villes plus agréables et plus agréables à vivre », a-t-il considéré.
D’autre part, l’eurodéputé Dimitris Tsiodras (PPE, grec) et l'association européenne représentant hôtels, restaurants et cafés (HOTREC) ont organisé une conférence sur l'avenir des restaurants en Europe. L’élu et le président d’HOTREC, Alexandros Vassilikos, ont insisté sur le besoin d’investir dans les compétences. Le secteur de la restauration manque de personnel. « Il est donc nécessaire de mettre en œuvre l'initiative 'Union des compétences' en tenant compte des besoins des petits restaurants locaux », a indiqué M. Tsiodras (EUROPE 13708/13). Selon lui, cela signifie mettre en place une formation professionnelle initiale aux métiers de qualité, anticiper les futurs besoins en compétences grâce à la reconnaissance des certifications au sein de l'UE et concevoir des initiatives concrètes pour le développement et la mise à niveau des compétences.
M. Vassilikos et les autres représentants du secteur ont expliqué qu'ils avaient besoin d'aide concernant la mise en œuvre de la législation européenne, avec des règles applicables aux petites et très petites entreprises. (Anne Damiani)