Le Parlement européen n’a pas rejeté le règlement délégué mettant à jour la liste de juridictions à haut risque en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, mercredi 9 juillet en session plénière à Strasbourg.
En dépit des critiques formulées à l’encontre de la Commission européenne et de sa méthodologie (EUROPE 13671/22), aucune des quatre motions de rejet déposées n’a recueilli suffisamment de voix (EUROPE 13673/24). Le PE a donc avalisé l’ajout de dix juridictions à la liste - Algérie, Angola, Côte d'Ivoire, Kenya, Laos, Liban, Monaco, Namibie, Népal et Venezuela - et le retrait de huit autres - Barbade, Gibraltar, Jamaïque, Panama, Philippines, Sénégal, Ouganda et Émirats arabes unis.
« Nous avons demandé à plusieurs reprises à la Commission de procéder pays par pays », a souligné Aurore Lalucq (S&D, française), présidente de la commission des affaires économiques et monétaires (ECON), la veille, lors d’un point presse. Elle a déploré l’absence de la Russie de la liste et le manque d’éléments permettant de retirer les Émirats arabes unis.
Avant le vote, Maria Luís Albuquerque, commissaire aux Services financiers, a expliqué qu’un amendement au règlement avait été adopté la veille. Il charge la Commission de conclure, d'ici la fin de l'année, l'examen des pays tiers non identifiés comme faisant l'objet d'appels à action ou d'une surveillance par le Groupe d'action financière (GAFI), mais dont l'adhésion à cet organisme est suspendue. La Commission pourra alors prendre une décision éclairée pour évaluer s'il est nécessaire de modifier la liste européenne. (Anne Damiani, avec la rédaction)