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Bulletin Quotidien Europe N° 13677
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / États-unis

Le PE attend avec impatience un accord avec Donald Trump pour faire baisser les tarifs douaniers

L’Union européenne et les États-Unis devaient trouver un accord avant le 9 juillet sur les tarifs douaniers. L’administration américaine a finalement décalé la date butoir au 1er août. « Si cela nous laisse davantage de temps, j’espère conclure un accord potentiellement dans les prochains jours », a déclaré le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, devant le Parlement européen, mercredi 9 juillet.

Il a indiqué travailler avec ses homologues américains à une déclaration commune, qui servira d’accord de principe pour des négociations plus détaillées dans les prochaines semaines. Le commissaire européen s'est encore entretenu avec le Secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, mardi 8 juillet, et devait parler au Représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, le 9 juillet.

En attendant le fin mot de l'histoire, l'UE sait à quoi s'attendre dans les grandes lignes : les Américains entendent maintenir le tarif horizontal de base de 10% dans le cadre d'un accord. Selon le président de la commission du commerce international du PE, Bernd Lange (S&D, allemand), l'UE pourrait éventuellement bénéficier d'assouplissements dans certains secteurs. « Je crois qu'il y aurait peut-être un chemin pour des accords dans le cas des tarifs sur l'acier, l'automobile, et pour de potentielles exceptions au tarif de base », a-t-il indiqué à la presse, mercredi 9 juillet. 

La veille, le président américain, Donald Trump, menaçait le monde entier de tarifs de 50% sur le cuivre et de 200% sur les produits pharmaceutiques. 

Dans ce contexte, les députés européens demandent des garanties fortes dans le cadre d'un accord. Il s'agit de faire baisser substantiellement les droits de douane, mais aussi de signer une clause qui gèle la situation tarifaire et empêche de futures hausses des droits par le président américain, selon Bernd Lange. 

 « Nous avons besoin de conversation, pas de confrontation », a insisté Jessika van der Leeuwen (PPE, néerlandaise) pendant un débat sur le sujet entre les eurodéputés. Son collègue du PPE Jörgen Warborn (suédois) souhaite, quant à lui, être rassuré sur le fait que les termes de l'accord respecteront les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

À première vue, un tarif de 10% sur les produits européens ne respecterait pas les règles du commerce international. Il ne remplit pas les conditions d'un taux autorisé par l'OMC dans le cadre d'un accord commercial et il ne respecte pas non plus le principe de la nation la plus favorisée, selon lequel le même taux doit être appliqué à tous les pays tiers.

Face à cette situation, plusieurs élus de groupes politiques différents appellent la Commission à brandir les contre-mesures rapidement. « Un accord ne doit pas être à n'importe quel prix. Nous devons être prêts à tout moment à adopter des contre-mesures », d'après Svenja Hahn (Renew Europe, allemande). Sa compatriote Anna Cavazzini (Verts/ALE) a fustigé la demande du chancelier allemand de conclure un accord rapidement en négligeant la substance de celui-ci.

Les groupes PfE et CRE, quant à eux, ont insisté sur le besoin de protéger les secteurs industriels européens déjà fragiles. Séverine Werbrouck (PfE, française) a évoqué le secteur des spiritueux et le cas du cognac français en particulier. « Quels engagements pouvez-vous nous garantir pour que cette filière d'exception, mais plus généralement l’agriculture et l’économie française, ne soient pas votre monnaie d’échange dans ce bras de fer qui s’annonce très rude », a-t-elle demandé. (Léa Marchal)

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