Les ministres européens responsables de la politique de cohésion se réunissent vendredi 28 mars à Bruxelles pour débattre de l’avenir de la politique de cohésion, alors que la Commission européenne prépare ses propositions sur le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE 2028-2034.
Lors d’un déjeuner informel et avec la participation de la présidente du Comité des régions de l'UE, Kata Tüttö, les ministres procéderont à un échange de vues consacré aux moyens d'assurer un financement adéquat en faveur d’une politique de cohésion qui contribue à édifier une Union européenne sûre, compétitive et résiliente.
Présidé par la ministre Katarzyna Pełczyńska-Nałęcz, le Conseil 'Affaires générales' aura un débat sur la base d'un document (https://aeur.eu/f/g4u ) de la Présidence polonaise du Conseil de l’UE intitulé ‘Une politique de cohésion plus dynamique et stratégique : engager le changement dans le contexte de l'actuel et du prochain CFP’. « Nous demanderons aux ministres comment la politique de cohésion devrait être programmée dans le plan proposé pour chaque pays, et comment la politique de cohésion devrait être adaptée dans les perspectives financières actuelles pour répondre efficacement aux priorités et aux besoins émergents », selon un haut fonctionnaire européen.
Les ministres devraient débattre de la manière d'atteindre les objectifs de la politique de cohésion prévus par les traités et d'encourager la gouvernance multiniveaux dans la nouvelle architecture des politiques de l'UE après 2027 (EUROPE 13602/14).
Par ailleurs, le Conseil adoptera des conclusions (à 26, seule la Hongrie s’y opposant) sur la politique de cohésion après 2027 (https://aeur.eu/f/g4t ).
Dans une déclaration (https://aeur.eu/f/g4v ), la Hongrie estime que « tout lien éventuel entre le respect des valeurs de l'UE, y compris l'État de droit et la Charte, et l'accès au financement de l'UE doit être soumis aux négociations sur le cadre financier pluriannuel pour l'après-2027 » (EUROPE 13599/23).
Les conclusions soulignent que l'objectif de cohésion économique, sociale et territoriale est au cœur du projet européen. Elles soulignent également que la politique de cohésion « doit continuer à se fonder sur ses principes clés, tels que la gouvernance à plusieurs niveaux, le partenariat, l'approche locale, la proportionnalité et la subsidiarité », a expliqué une source européenne.
Amis de la cohésion. La délégation roumaine présentera un document officieux prônant une politique de cohésion forte pour la croissance, la convergence et la compétitivité (EUROPE 13607/3).
Selon une note envoyée par la Roumanie à Agence Europe, le document est soutenu par 16 États membres : Bulgarie, Croatie, Chypre, Estonie, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Slovaquie, République tchèque, Roumanie, Slovénie et Espagne.
Les États membres qui soutiennent le document sont « fermement convaincus qu’une politique de cohésion forte est un moteur essentiel de convergence, de résilience et de compétitivité », selon la Roumanie.
Ces pays 'amis de la cohésion' défendent trois points principaux : un budget viable et solide, préservé dans le prochain CFP, afin de réduire davantage les disparités régionales, le maintien du PIB régional par habitant comme principal critère de catégorisation régionale et le maintien de la gestion partagée et des autres principes fondamentaux de la politique de cohésion.
Enfin, la Slovaquie a rédigé sa position sur la politique de cohésion, obtenue par Agence Europe (https://aeur.eu/f/g4y ) (Lionel Changeur)