Lors du Conseil ‘Affaires générales’ de vendredi 28 mars, la Roumanie, soutenue par quinze autres États membres de l’UE, demandera une politique de cohésion de l'UE forte après 2027.
Lors de ce Conseil consacré à l’avenir de la politique de cohésion (EUROPE 13602/14), la Roumanie présentera un document de travail (non-paper), vu par Agence Europe et soutenu par quinze pays (Bulgarie, Croatie, République tchèque, Chypre, Estonie, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Espagne), réclamant « un budget viable et solide » pour la politique de cohésion dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE 2028-2034.
Ces pays ‘amis de la cohésion’ demandent à la Commission européenne, qui présentera cet été ses propositions sur le prochain CFP de sept ans, que le budget de la politique de cohésion sur cette période soit « au moins égal au niveau actuel en termes réels afin de réduire davantage les disparités régionales, de renforcer la résilience, la compétitivité, et de permettre la réalisation des priorités stratégiques de l'UE tout en reflétant les besoins et les défis croissants de toutes les régions et de tous les territoires, dans le but d'éviter une chute brutale et drastique de l’enveloppe 'cohésion' d'une région ou d'un État membre ».
Autre requête portée par ces seize États membres : « Maintenir le produit intérieur brut (PIB) réel régional par habitant en tant que principal critère pour catégoriser les régions » (bénéficiant des crédits de cette politique).
Enfin, il est demandé à la Commission de « préserver la mise en œuvre de la politique de cohésion dans le cadre du mode de gestion partagée afin de garantir que toutes les régions puissent poursuivre les investissements nécessaires à la convergence et à la compétitivité sur la base des opportunités de développement et des besoins des territoires spécifiques ».
Tout en reconnaissant la nécessité d'un budget moderne et adéquat pour l'UE, les pays 'amis de la cohésion' soulignent la nécessité de « veiller à ce que le futur budget puisse bénéficier davantage à toutes les régions et tous les types de territoires, avec une plus grande intensité de soutien pour les régions les moins développées, visant à réduire les disparités entre les niveaux de développement, conformément à l'article 174 du traité de l'UE ». La poursuite du processus de « convergence » est essentielle, selon eux. (Lionel Changeur)