La Commission européenne a publié, lundi 24 mars, son deuxième rapport sur la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse (2019–2027). Émis tous les trois ans, ce document établit tant un panorama des conditions de vie des jeunes dans l’Union européenne qu’une évaluation des progrès accomplis dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la participation civique et du bien-être.
D'après ce dernier rapport, consacré à la période 2022-2024, l’Année européenne de la jeunesse (EUROPE 13165/9) - qui avait pour objectif, en 2022, de valoriser le rôle de la jeunesse dans la « construction d'un avenir meilleur : plus écologique, plus inclusif et plus numérique » -, a permis des avancées en matière de mobilisation et de participation des jeunes à la vie démocratique.
Les orientations politiques de la Commission pour 2024-2029 s’inscrivent dans la même perspective afin d’encourager une participation pérenne des jeunes dans les processus décisionnels européens.
En ce sens, la création d’un comité consultatif des jeunes auprès de la présidence de la Commission et le lancement de dialogues annuels entre les commissaires et les jeunes apparaissent comme deux outils majeurs pour une meilleure prise en considération de leurs préoccupations, selon la Commission.
En outre, quatre domaines d’action prioritaires ont été identifiés à l’issue des consultations menées avec les jeunes et les parties prenantes : la santé mentale, l’éducation et les compétences, l’emploi et la protection sociale, ainsi que l’accès au logement.
Concernant la santé mentale, avec une approche liée aux enjeux numériques (les effets des médias sociaux, le temps d’écran excessif et le cyberharcèlement), la Commission propose des mesures spécifiques pour une promotion du bien-être psychologique des jeunes par le biais d'une approche transversale.
En outre, un renforcement du programme Erasmus+, un plan stratégique pour l’éducation dans les disciplines scientifiques et technologiques (STIM - science, technologie, ingénierie et mathématiques) ainsi qu’un plan d’action sur les compétences de base répondront aux problématiques relatives à l’éducation et aux compétences.
Aussi, la Commission travaillera à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes sur la base d’un nouveau plan d’action pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux.
Enfin, pour remédier à la crise du logement, la Commission souhaite s'attaquer aux facteurs structurels, appelant à une réponse globale pour permettre un accès équitable au logement abordable.
En parallèle à la publication du rapport, la Commission a lancé un débat en ligne sur la plateforme de participation citoyenne (https://aeur.eu/f/g3u ) et partagé les données de la dernière enquête Eurobaromètre sur la jeunesse (https://aeur.eu/f/g3r ).
Selon cette enquête, 61% des jeunes Européens se disent optimistes quant à l’avenir de l’UE, 65% se déclarent satisfaits du fonctionnement de la démocratie européenne, tandis que le coût de la vie, la paix dans le monde et la sécurité figurent parmi leurs principales préoccupations.
Par ailleurs, la Commission a organisé, pour les cent premiers jours de son mandat, les 'dialogues sur la politique de la jeunesse', des rencontres entre ses commissaires et des petits groupes de jeunes.
Ces résultats guideront les futures politiques en matière de jeunesse et alimenteront les réflexions pour la prochaine stratégie post-2027.
Lire le rapport : https://aeur.eu/f/g3x (Nithya Paquiry)