L'ONG Noyb a déposé plainte, jeudi 20 mars, auprès de l’agence de protection des données norvégienne, la Datatilsynet, accusant OpenAI et son intelligence artificielle, ChatGPT, de violation du règlement sur la protection des données (RGPD), à cause d'une affaire de diffamation.
Un utilisateur norvégien de ChatGPT a eu la mauvaise surprise de voir le chatbot le désigner comme étant coupable d'avoir « assassiné » deux de ses enfants alors qu'il lui demandait quelles informations l'outil d'IA avait sur sa personne.
Une histoire complètement fausse, mais avec des informations réelles, notamment la ville de naissance et le nombre d'enfants de l'utilisateur. Une erreur qui a poussé l'ONG à porter plainte au nom du mis en cause : « En permettant sciemment à ChatGPT de produire des résultats diffamatoires, l'entreprise viole clairement le principe d'exactitude des données du GDPR », affirme Noyb dans son communiqué.
L'ONG accuse également OpenAI de « tenter de contourner » ses responsabilités légales liées au RGPD, à commencer par la mise à jour des informations liées aux utilisateurs, et leur suppression, le cas échéant.
« Vous ne pouvez pas contourner l'obligation légale de garantir l'exactitude des données à caractère personnel que vous traitez par le biais d'une clause de non-responsabilité », martèle Noyb.
L'absence de certitude sur la rectification totale de l'erreur est également un problème pour l'association. « Il n’y a aucun moyen pour l’individu d’être absolument sûr qu’un résultat puisse être complètement effacé […], à moins que l’ensemble du modèle d’IA ne soit réentraîné », alerte l'ONG.
Voir la plainte : https://aeur.eu/f/g3p (Isalia Stieffatre)