Les Pays-Bas, soutenus par onze autres États membres (la Belgique, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, la Slovénie et l'Espagne), ont écrit le 21 mars une lettre au commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, lui demandant de présenter en 2025 une proposition visant à modifier la directive de 2014 sur la fabrication et la vente des produits du tabac.
Après la réunion informelle des ministres européens de la Santé consacrée notamment à la prévention des maladies (voir autres nouvelles), la ministre polonaise Izabela Leszczyna a déclaré, mardi 25 mars, à Varsovie : « Nous avons partagé nos expériences et les ministres se sont montrés très ouverts au sujet de la révision de la directive sur le tabac, ce qui me réjouit beaucoup, et je suis sûre que nous y parviendrons ».
Elle a rappelé que la dernière modification de la directive a consisté à interdire certains arômes dans les cigarettes chauffées. « Entretemps, malheureusement, ce sont les e-cigarettes qui se sont répandues ». La Pologne a notifié à la Commission l'acte juridique visant à interdire au niveau national la vente de ces cigarettes sans tabac à des enfants de moins de 18 ans. « J'espère que la Présidence danoise du Conseil sera en mesure se saisir du sujet », a conclu Izabela Leszczyna.
La lettre des Pays-Bas, vue par Agence Europe, dresse une liste de trois sujets à résoudre :
- utilisation croissante de nouveaux produits à base de nicotine chez les jeunes (e-cigarettes et sachets de nicotine) : « Il est crucial que la Commission crée une législation à l'épreuve du temps pour réglementer tous les produits à base de nicotine », indique la lettre. L'objectif serait de réduire l'attrait des e-cigarettes et sachets de nicotine par « des restrictions sur les arômes, les niveaux maximaux de nicotine et les emballages neutres ». En outre, des outils devraient être inclus pour permettre des interdictions de produits dans l'ensemble de l'UE ;
- ventes à distance transfrontalières : la Commission est invitée à « relever efficacement les défis et les problèmes liés aux ventes à distance transfrontalières au sein des États membres de l'UE » ;
- plateformes de médias sociaux : ces plateformes devraient, selon la lettre, assumer une plus grande responsabilité et être tenues responsables du marketing et des ventes de produits du tabac et de la nicotine sur leurs plateformes. (Lionel Changeur)