Les ministres européens de la Santé ont semblé disposés, lors de leur réunion informelle à Varsovie, mardi 25 mars, à parvenir à une position commune en mai, si possible, sur le paquet pharmaceutique.
La ministre polonaise, Izabela Leszczyna, a salué le fait que tous les ministres aient demandé de « placer le patient au premier plan ». Il convient d'assurer la compétitive de l'industrie, « mais le paquet pharmaceutique doit comporter un deuxième pilier, à savoir l'accès aux médicaments pour tous les patients, pour tous les Européens », a-t-elle lancé.
Les médicaments critiques et le paquet pharmaceutique ont été évoqués lors d'un déjeuner de travail des ministres. Concernant la législation pharmaceutique, la Présidence polonaise du Conseil espère amener les pays de l'UE à adopter à la mi-mai, au sein du Comité des représentants permanents des États membres auprès de l'UE (Coreper), une position et un mandat pour lancer les négociations avec le PE. Le groupe de travail du Conseil se réunira début avril pour examiner la fin du texte, avant son passage au Coreper.
Izabela Leszczyna a répondu à une question de la presse en soulignant que le plus important à négocier « est encore devant nous », c'est-à-dire l'accès aux médicaments et les périodes de protection des données (intervalle pendant lequel d’autres entreprises ne pourront pas accéder aux données relatives aux produits).
Prévention des maladies. Dans l'après-midi, les États membres ont discuté des initiatives nationales en matière de prévention des maladies, par exemple en matière de dépistage du cancer.
« Nous avons commencé à discuter avec les ministres de notre proposition de plan européen sur la santé cardiovasculaire », a souligné également le commissaire à la Santé, Olivér Várhelyi. Il a expliqué que l'UE avait des politiques de santé publique très fortes, « mais nous n'avons pas été en mesure d'influencer les choix personnels des gens », comme manger plus sainement. « Cela signifie que nous devons améliorer la prévention », a martelé le commissaire, qui a ainsi parlé d'une « médecine personnalisée ». Les nouvelles technologies, fondées sur les données, l'intelligence artificielle et les technologies génétiques, sont utiles dans ce contexte, selon M. Várhelyi. (Lionel Changeur)