La liste des tarifs américains sur des produits européens s'allonge, mais la Commission européenne « va continuer à chercher des solutions négociées », a assuré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mercredi 26 mars. Elle s'est exprimée quelques minutes après l'annonce du président américain, Donald Trump, de l'imposition d'un droit de douane de 25% sur tous les véhicules importés aux États-Unis à partir du 3 avril prochain. Il a également promis que des mesures supplémentaires suivraient sur les pièces détachées pour automobiles.
Plus Washington cible les exportations européennes, plus le besoin de négocier un arrangement au lieu de riposter avec des tarifs est grand, pour éviter des conséquences économiques graves. Les droits de douane « vont ajouter des coûts et pourraient avoir un impact négatif sur les investissements existants des deux côtés de l'Atlantique », insiste le directeur général de BusinessEurope, Markus Beyrer, qui appelle à supprimer tous les droits de douane récemment mis en place.
Un message que la Commission européenne entend, mais elle ne pourra pas laisser les tarifs sans réponse. « Ce n'est pas ce que nous voulons, imposer des contre-mesures sur les importations de produits américains dans l'UE, cela ne nous apporte rien de bon. Mais nous allons nous préparer pour une réponse ferme, proportionnée, robuste et équilibrée », a affirmé le porte-parole de la Commission chargé du Commerce, Olof Gill, jeudi 27 mars.
Le Président de la Commission du commerce international au Parlement européen, Bernd Lange (S&D, allemand), a appelé lui aussi à répondre fermement : « Nos contre-mesures sur l'acier et l'aluminium ne suffiront pas. Si les États-Unis attaquent nos intérêts économiques fondamentaux, l'UE doit mettre sur la table des tarifs sur les services numériques sur lesquels les États-Unis sont largement bénéficiaires, avec pour objectif ultime d'arriver à un résultat négocié ». (Léa Marchal)