Les ministres européens responsables de la politique de cohésion se réuniront le 28 mars à Bruxelles pour débattre de la politique de cohésion et adopter des conclusions traçant les contours de cette politique après 2027.
Lors de la réunion du Comité des représentants des États membres auprès de l'UE (Coreper), mercredi 12 mars, seule la Hongrie n'a pas soutenu le projet de conclusions présenté par la Présidence polonaise du Conseil de l'UE. Ce pays s'est opposé à la mention dans le projet de conclusions « de l'importance de la protection des intérêts financiers de l'Union, compte tenu du règlement relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l'Union ». Selon cette délégation, la référence à la conditionnalité en matière d’État de droit fait partie des négociations à venir sur le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE post-2027. Une dizaine de délégations ont, au contraire, prôné un langage plus fort sur le lien à faire entre le respect de l’État de droit et le versement des fonds de la politique de cohésion.
Le débat se poursuivra lors du Conseil 'Affaires générales' du 28 mars consacré à la politique de cohésion, mais la Présidence polonaise du Conseil envisage de présenter des conclusions soutenues par 26 pays de l’UE, si la Hongrie venait à maintenir ses critiques sur le texte.
Le projet de conclusions admet que la politique de cohésion pourrait permettre « des réformes en rapport avec les objectifs de la politique de cohésion qui soient conformes aux priorités de l'Union » (EUROPE 13584/11).
Projet de conclusions : https://aeur.eu/f/fwy (Lionel Changeur)