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Bulletin Quotidien Europe N° 13599
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Éducation

Pour parachever l'Espace européen de l’éducation, les eurodéputés débattent d’une future 'Alliance des écoles'

« Une meilleure coopération et mobilité entre les écoles à travers l'Europe, en agissant comme un catalyseur pour améliorer l'apprentissage et l'enseignement des compétences de base »... Un peu plus d’une semaine après lancement par la Commission de l’Union des compétences (EUROPE 13593/18), le commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, Christophe Hansen, a défini face aux eurodéputés, jeudi 13 mars, à l'issue de la semaine de plénière à Strasbourg, l’objectif de la future 'Alliance européenne des écoles'. 

Il s’agit ainsi d’achever l'Espace européen de l’éducation en renforçant l'innovation, la mobilité et l'inclusivité. Cette « Alliance » devrait renforcer la coopération entre établissements scolaires et promouvoir des échanges innovants.

« Un tiers des jeunes de 15 ans rencontrent des difficultés en mathématiques, un quart en compréhension de texte, et 43% des élèves de quatrième n'ont pas les compétences numériques de base », a précisé M. Hansen, dont le constat préoccupant motive les ambitions de la Commission.

Cette dernière prévoit ainsi de lancer en 2026 les premières alliances scolaires européennes avec le soutien du programme Erasmus+.

« Elles testeront des méthodes d'enseignement innovantes, des programmes scolaires et des cadres de compétences, y compris en collaboration avec les autorités locales », a expliqué le commissaire européen au sujet de l’initiative qui, au-delà de l’amélioration de la qualité de l’enseignement au sein des États membres, vise une meilleure reconnaissance mutuelle des formations.

Au cours du débat, Tomislav Sokol (PPE, croate) a salué le potentiel de l'« Alliance ».

Toutefois, il a appelé à la prudence. « L'UE doit respecter le principe de subsidiarité. L'harmonisation des programmes scolaires ne doit pas empiéter sur les compétences nationales », s’est-il inquiété.

Au regard des enjeux sociaux, Sabrina Repp (S&D, allemande) a insisté sur la nécessaire inclusivité du programme. « Le programme Erasmus+ ne doit pas être réservé à ceux dont les parents peuvent se le permettre. Nous devons financer davantage les élèves issus de milieux défavorisés ».

De même, Hristo Petrov (Renew Europe, bulgare) a plaidé pour une ouverture plus large aux disciplines non académiques, comme « les arts, le sport et l’apprentissage des langues ».

Cependant, d’autres élus à la droite de l’hémicycle ont émis des critiques quant à une potentielle centralisation excessive. Marc Jongen (ENS, allemand) a dénoncé une initiative qui « alourdit la bureaucratie et menace la diversité éducative nationale ».

Certains eurodéputés ont proposé des solutions concrètes. Giusi Princi (PPE, italienne) a appelé à « étendre la reconnaissance automatique des diplômes aux lycées pour favoriser une véritable mobilité étudiante ». 

Victor Negrescu (S&D, roumain) a plaidé pour un « Erasmus 2.0 » qui deviendrait un véritable pilier de l’éducation européenne, en faisant la part belle à la qualité de l'enseignement ainsi qu'à la reconnaissance mutuelle des diplômes.

Christophe Hansen a souligné que ce projet en était encore à ses débuts et que les discussions enrichiront la phase pilote.

« Le succès de l'Alliance européenne des écoles dépendra du prochain programme Erasmus+ et, bien entendu, du futur cadre financier pluriannuel. C'est pourquoi nous pensons qu'il est essentiel de donner la priorité à l'investissement dans les personnes, les élèves et leurs compétences », a-t-il affirmé. (Nithya Paquiry) 

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