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Bulletin Quotidien Europe N° 13596
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SOCIAL / Social/emploi

Les ministres de l'Emploi et des Affaires sociales des États membres de l'UE se penchent sur le maintien des plus de 55 ans sur le marché du travail

Les ministres de l’Emploi et des Affaires sociales ont débattu, lundi 10 mars, de la contribution des personnes âgées à la société et du renforcement de leur présence sur le marché du travail.

Les ministres ont expliqué les politiques mises en place dans leur pays, entre les mesures fiscales, les incitations aux employeurs et les politiques actives du marché du travail, cela dans un contexte d’allongement de l’âge du départ à la retraite.

« Trouver un emploi après 50 ans reste un défi », tout comme retourner sur le marché du travail après une interruption, a résumé la ministre polonaise, Agnieszka Dziemianowicz-Bąk, qui a rappelé que les personnes plus âgées représentent un potentiel non utilisé pour le marché du travail qui nécessite des adaptations.

Il convient entre autres d’encourager à poursuivre des activités professionnelles pour obtenir des retraites plus élevées ; les employeurs doivent aussi être encouragés à embaucher davantage de post-55 ans, au-delà des aides gouvernementales temporaires. La fiscalité est aussi une piste de travail.

La vice-présidente de la Commission européenne, Roxana Mînzatu, a estimé de son côté que des systèmes de retraite flexibles sont essentiels pour prolonger la vie professionnelle, mais cela va aussi avec un système de soins de santé de qualité.

Lors du tour de table, le comité de la protection sociale a notamment souligné le potentiel de main d’œuvre existant chez les 50-64 ans, surtout chez les femmes. Des horaires flexibles, notamment pour permettre le retour sur le marché du travail après une interruption sont nécessaires, tout comme des politiques de reconversion professionnelle sur mesure. Il faut aussi changer les états d’esprit en expliquant les avantages d’étendre la vie professionnelle.

La ministre française du Travail et de l’Emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, a ainsi évoqué le lancement prochain d’une campagne sur le problème de l’âgisme et le changement de perception sur les travailleurs expérimentés.

Le nouveau ministre belge, David Clarinval, a estimé que l'« on doit convaincre que travailler plus longtemps n’est pas seulement dans l’intérêt de nos économies, mais aussi dans l’intérêt » de ces mêmes personnes âgées, « pour rester actifs », alors que le taux d’emploi des plus de 55 ans en Belgique est inférieur à la moyenne européenne et que le pays va passer à un âge légal de départ à la retraite à 67 ans d’ici 2030.

Pour Marina Elvira Calderone, la ministre italienne, il faut que « travailler plus longtemps soit un choix libre » et encadré, notamment par des accords avec les partenaires sociaux qui peuvent trouver des solutions novatrices.

Il faut encourager l’allongement de la vie professionnelle en misant notamment sur le fait de recevoir des pensions plus importantes.

Pour la ministre espagnole, Yolanda Diaz, tout ne passe cependant pas par l’allongement de la vie professionnelle pour régler le problème de main d’œuvre et des postes vacants. La ministre a insisté sur la nécessité de créer des empois de qualité avec des salaires équitables, de réduire la précarité et d’attirer les groupes sous-représentés, comme les jeunes, les femmes ou les personnes LGBTIQ+.

« Souvent, le problème n’est pas le report de l’âge de la retraite, c’est une culture d’entreprises qui renoncent à appeler des personnes de plus de 52 ans ». (Solenn Paulic)

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