La pauvreté liée à la mobilité risque d'augmenter dans les régions ultrapériphériques de l’UE, car leurs conditions géographiques spécifiques sont aggravées par les effets du changement climatique, a révélé une étude demandée par la commission des transports et du tourisme du Parlement européen et publiée jeudi 6 mars.
Il s’agit des îles Canaries (Espagne), de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane française, de la Réunion, de Mayotte et de Saint-Martin (France), de Madère et des Açores (Portugal). Le changement climatique entraînera une augmentation des coûts opérationnels et la nécessité d'investissements cycliques dans les infrastructures de transport et, par conséquent, une mobilisation plus récurrente et plus importante des ressources publiques.
En plus des coûts de mise en conformité avec la nouvelle législation européenne sur le climat, les régions ultrapériphériques devraient être confrontées à des besoins d'investissement massifs, alors que leur niveau de richesse est inférieur aux régions continentales.
L’étude propose notamment de mettre en place un programme de soutien au transport spécifique à l'ultrapériphérie ou, au moins, augmenter de manière significative l'allocation spécifique à l'ultrapériphérie dans le cadre de la politique de cohésion.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/fui (Anne Damiani)