La question des financements des objectifs de la biodiversité pourrait se solder par un compromis à Rome, où la COP16 sur la biodiversité doit se conclure, après un échec en Colombie en novembre 2024 (EUROPE 13517/15).
La Présidence colombienne de la COP16 a soumis une nouvelle proposition de compromis sur la mobilisation des ressources, mercredi 26 février. Source de discorde, la création d'un instrument mondial de financement pour la biodiversité ne ferait pas l'objet de décision avant 2026, lors de la COP18, comme la Présidence colombienne le suggérait déjà dans une note de réflexion publiée avant la session de Rome (EUROPE 13586/16).
Mentionnée à l'article 21, la création d'un instrument de financement pour la biodiversité oppose les pays en développement, qui en font la demande, et les pays développés.
« Lors de la COP de Montréal en 2022 (...), les pays développés ont promis, notamment au Groupe africain, qu'ils répondraient à cette obligation ici, lors de la COP16 à Cali. Mais une fois encore, ces pays refusent d’aborder cette question », a regretté Lim Lee Ching, de l'ONG Third World Network, en conférence de presse à Rome, jeudi 27 février. Selon elle, « le moment est venu » de recourir à un fonds à la fois gouverné par la COP et comptable devant elle.
Les pays en développement se réfèrent à l'article 21 de la Convention, selon lequel un mécanisme devra leur fournir des ressources financières. « Cela n'a toujours pas été mis en place, plus de 30 ans après l'adoption de la Convention », a fait remarquer Lim Lee Ching.
Voir la proposition de compromis : https://aeur.eu/f/fot (Florent Servia)