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Bulletin Quotidien Europe N° 13589
POLITIQUES SECTORIELLES / Industrie

La France, l'Italie et l'Espagne appellent la Commission européenne à aller plus vite pour protéger le secteur de l'acier

Le ministre français de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, a reçu, jeudi 27 février, ses homologues italien et espagnol, Adolfo Urso et Jordi Hereu, pour un Sommet sur l'avenir de l’industrie sidérurgique européenne, à l'issue duquel ils ont cosigné un document informel listant une série de recommandations.

La Belgique, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovaquie, qui ont participé à la réunion à distance, ont également appuyé le document. Les signataires saluent les annonces de la Commission dans le cadre du 'Pacte industrie propre', des paquets 'omnibus' et du futur plan d'action pour le secteur de l'acier. Ils veulent toutefois aller encore plus loin et surtout plus rapidement pour protéger l'industrie sidérurgique, très fragile.

Dans leur document de position, le groupe d'États membres appelle à continuer de faire usage des outils de défense commerciale face aux surcapacités chinoises dans l'acier. Les sidérurgistes européens ont besoin d'être rassurés sur l'avenir des mesures de sauvegarde européennes, qui arriveront à échéance en juin 2026.

À l'heure actuelle, les mesures ne sont même plus adaptées à la réalité, a insisté le ministre français, lors d'une conférence de presse, jeudi. « Les seuils qu'on applique sont aujourd'hui trop bas. Il y a trop d'acier chinois qui arrive dans l'UE. Puis, un autre enjeu que nous avons souligné, c'est le niveau des tarifs dans le cadre de la sauvegarde, que nous pouvons renforcer également ».

 Une autre piste largement détaillée dans la déclaration est celle du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM). Si les signataires soutiennent l'initiative, ils tiennent à en améliorer l'efficacité, et de manière rapide.

Ils veulent, premièrement, s'attaquer à certaines méthodes de contournement du CBAM. 

Afin d'éviter que des pays n'exportent que leur production d'acier propre vers l'UE et maintiennent une production très carbonée pour la consommation interne, les pays signataires proposent de définir des valeurs d'émissions par défaut en fonction des pays d'origine. Ce qui inciterait les producteurs à 'verdir' toute leur production dans le but d'avoir des valeurs par défaut les plus basses possible pour leur pays.

Dans cette optique, la révision du CBAM ne peut pas attendre 2026, pour la France en particulier, qui pense que les travaux doivent démarrer dès maintenant pour avoir une proposition législative fin 2025.

Voir le document conjoint : https://aeur.eu/f/foq (Léa Marchal)

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