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Bulletin Quotidien Europe N° 13589
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

La Commission européenne continue de négocier avec les Américains sur les tarifs douaniers malgré le ton qui monte

L'Union européenne a reçu une énième attaque de la part du président américain, mercredi 26 février, avec l'annonce d'un tarif unique de 25% sur tous les produits européens (EUROPE 13588/8). La mesure n'est pas actée pour l'instant, mais ce sera bientôt chose faite, selon Donald Trump. Il s'agirait d'une très mauvaise nouvelle pour l'Union européenne. C'est pourquoi elle cherche encore à négocier avec le partenaire outre-Atlantique, avant d'imposer des contre-mesures.

Plutôt que d'avoir été créée pour nuire aux États-Unis, comme M. Trump semble le dire, « l'UE est une aubaine pour les États-Unis », a insisté le porte-parole de la Commission chargée du Commerce, Olof Gill. Il a rappelé que l'UE était le plus grand marché commun au monde, ayant largement profité aux investisseurs américains. 

À Washington, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, est allée dans le même sens, lors d'un discours à l'Université Johns Hopkins : « Nous devons nous tirer chacun vers le haut plutôt que le contraire. Nous n'avons pas l'intention de nuire à qui que ce soit. Nous avons toujours privilégié une approche gagnant-gagnant. Bien sûr, en même temps, nous sommes tout à fait prêts à toute éventualité ».

À plusieurs reprises ces dernières semaines, les États membres de l'UE ont appelé à ne pas se précipiter, tout en soutenant l'imposition de mesures proportionnées, mais fermes, en réponse aux tarifs américains. Les ministres de l'Industrie français, italien et espagnol l'ont rappelé à Paris, jeudi 27 février. « J'appelle à ce qu'on garde notre sang froid, qu'on garde de la mesure et qu'on prépare toutes les éventualités dans l'hypothèse où les États-Unis mettraient les menaces de Donald Trump à exécution », a affirmé le ministre français de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci.

Pour son homologue italien, Adolfo Urso, la guerre commerciale doit d'autant plus être évitée que l'Italie bénéficie d'un excédent commercial avec Washington. « Ce n’est pas le moment de diviser l’Occident, mais plutôt d’unir l’Occident, car les défis sont communs vis-à-vis des autres pays du monde. En conséquence, nous pensons que la réponse doit être commune », a insisté le ministre italien.

Les trois ministres ont appelé de concert à l'unité de l'UE avant tout. (Léa Marchal)

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