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Bulletin Quotidien Europe N° 13586
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POLITIQUES SECTORIELLES / BiodiversitÉ

Trois journées à Rome pour permettre aux Parties de conclure la COP16 sur la biodiversité et ses débats épineux sur la question des financements

Après avoir abouti à un échec en novembre 2024, à Cali, en Colombie, en l'absence d'un quorum pour s'accorder sur les financements (EUROPE 13517/15), la COP16 sur la biodiversité reprend à Rome du 25 au 27 février. La Présidence colombienne de la COP16 sur la biodiversité a soumis une nouvelle note de réflexions en vue d'aboutir à un accord sur la mobilisation des ressources. 

À Cali, en novembre dernier, la COP16 poursuivait deux objectifs  : - adopter et finaliser un plan pour suivre la mise en œuvre du cadre mondial Kunming-Montréal, adopté à la COP15 en 2022 (restaurer 30% des écosystèmes dégradés, réduire de moitié le gaspillage alimentaire mondial...) ; - mobiliser des ressources à hauteur d'au moins 200 milliards de dollars de financements nationaux et internationaux liés à la biodiversité d'ici 2030 pour parvenir à sa réalisation.

Dans ce projet de décision amendé, la Présidence colombienne de la COP16 sur la biodiversité a rappelé qu'il faudra combler le déficit de financement de la biodiversité après 2030, conformément à l’Objectif D du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Le soutien financier aux pays en développement les moins avancés devra notamment être revu à la hausse.

C'est sur l'architecture à adopter pour y parvenir que les parties prenantes ne s'étaient pas accordées à Cali, en novembre dernier. Une majorité de pays en développement ont demandé la création d'un nouveau fonds dédié alors que les pays développés ont estimé que le Fonds pour le Cadre mondial de la biodiversité existait déjà. Mis en œuvre par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), ce dernier a été créé pour financer les objectifs de l'accord de Kunming-Montréal, en 2023. 

Mais le FEM agissant actuellement « à titre intérimaire », il est d'ores et déjà nécessaire de faire évoluer ce fonds ou de créer un instrument permanent qui serait placé sous l'autorité de la Conférence des Parties afin de le  « rendre opérationnel d'ici 2030 », a résumé la Présidence colombienne. Les pays en développement ne se sont pas opposés à une modification du FEM. Ces derniers ont recommandé une révision de son mode de gouvernance. En le plaçant « sous l'autorité de la Conférence des Parties (COP) », les pays en développement souhaitent ainsi avoir plus de poids.  

Un compromis pourrait prendre la forme d'une feuille de route intersessions en vue des COP17, 18 et 19 afin d'avancer dans la réforme du FEM. Les délégations auront trois jours, à Rome, pour parvenir à un accord. 

Voir la note de réflexion de la présidence de la COP16 : https://aeur.eu/f/fmv (Florent Servia)

 

 

 

 

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