Alors que la plupart des eurodéputés ont salué, jeudi 24 octobre à Strasbourg, la présentation prochaine du 'Pacte européen pour les océans', ils se sont montrés partagés sur les moyens d’étendre les aires marines protégées.
La question du chalutage en eau profonde a une nouvelle fois divisé les membres du Parlement européen, lors d’un débat sur les menaces qui pèsent sur les zones marines protégées (EUROPE 13331/12).
Francisco José Millán Mon (PPE, espagnol) a demandé que ces zones protégées respectent des critères scientifiques et il s’est opposé à la fin du chalutage en eaux profondes.
Pour Christophe Clergeau (S&D, français), l’approche écosystémique n’est pas possible dans le cadre de la directive-cadre pour la planification de l’espace maritime (directive 2014/87/UE). « Donc il est urgent d’engager la révision » de ce texte, selon lui.
France Jamet (PfE, française) a dénoncé la pêche illégale en toute impunité menée par certains navires.
Billy Kelleher (Renew Europe, irlandais) a estimé que les aires marines protégées représentaient 15% des eaux de l’UE aujourd'hui. Il a critiqué la surpêche au maquereau pratiquée par les navires norvégiens.
Isabella Lövin (Verts/ALE, suédoise) a parlé d'une « crise climatique qui frappe de la pire des manières ». À 30 mètres de profondeur, on a pu constater des températures de 20 degrés, sans précédent, a-t-elle alerté.
Emma Fourreau (La Gauche, française) estime que si 12% des eaux de l’UE sont des aires marines protégées, « 0,2% le sont de façon stricte ». Elle a demandé, comme le groupe Verts/ALE, la fin du chalutage de fond et dénoncé la concurrence des « mégachalutiers pélagiques ». (Lionel Changeur)